N'importe Quoi pour des Gens Bien

DIY et tranches de vie

Category: Expériences (page 1 of 2)

Le mot de la semaine : revenir

Je viens de valider une étape obligatoire de la vie d’expatrié : les premières vacances en France. C’est la première fois que j’ai dû accepter que non, je ne vis pas dans une faille spatio-temporelle, et que oui, les pissenlits dans les squares parisiens poussent bien en même temps que les noix de coco sur les palmiers cambodgiens.
Paris était telle que je l’avais quittée, mais m’en extraire pendant neuf mois m’a permis de remarquer que…

Paris est silencieuse. Une fois j’ai même entendu mes pas résonner. Je vous jure.

Paris est vide.

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Expérience #10 : l’aloe vera pour sauver ma crinière

Depuis que je vis en Rep Dom, mes cheveux (ainsi que ma vie) ont pris une autre tournure. Dit autrement, j’ai réveillé la bête. Ca doit être un mix d’humidité et de chaleur ambiante, de pollution et de bains de mer (assez) fréquents, ou le fait que je ne me lave les cheveux plus qu’une fois par semaine. Ou l’absence de bonnets en laine sur ma tête. Ou juste un autre période capillaire de ma vie. Toujours est-il que j’arbore maintenant quasiment une afro. Ne vous méprenez pas, ça m’enchante. Néanmoins, entre coiffure stylée et barbe à papa sèche sur la tête, il n’y a qu’un pas.

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Expérience #9 : faire son déodorant maison, épisode 2

Vous me direz : est-ce bien raisonnable de faire des expériences sur le déodorant quand on vit dans un pays où il fait 35 degrés ? Et où en plus je me déplace à vélo ? Je vous dirais, c’est le goût du risque mes amis !

Mais plus sérieusement, c’est plutôt que quand j’eus fini mon déo français, je me suis retrouvée dans les allées du supermarché face à plein de produits « whitening ». Donc bon, l’aluminium passe encore, mais là ça a commencé à m’inquiéter. Globalement il y a tellement moins de normes de fabrication ici qu’il y a encore plus matière à se méfier que chez nous.

D’ailleurs il y a un truc avec les aisselles au Cambodge.

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Un peu moins… dans la salle de bain

Toutes les deux en mode déménagement plus ou moins récemment (où comme chacun sait un grand tri s’impose, donc un grand jetage), toutes les deux fraîchement installées dans un pays à la gestion incertaine des déchets… Il était grand temps de vous parler détritus. Détritus, emballages, épluchures, trucs jetables… Tout ce qui finit dans notre poubelle d’abord, puis quelque part dans une décharge ensuite, recyclé ou valorisé peut-être (mais encore faut-il jeter dans la bonne poubelle).

Certains d’entre vous connaissent sûrement déjà Béa Johnson, la chef de file de la mouvance zero-waste (comprendre zéro déchet, zéro gaspi), qui s’est donné le défi de ne produire aucun déchet, selon le credo « Refuse, Recycle, Reduce, Reuse ». On a beau avoir beaucoup d’admiration pour elle, on n’en est pas encore là, et je ne sais pas si on y sera un jour. Mais avoir en ligne de mire des personnes qui font les choses à fond, ça nous aide à prendre conscience et à changer des petites choses dans nos vies à nous.

Alors, à notre mesure, on a commencé à se poser des questions sur ce qu’on jetait au quotidien. On a posé un autre œil sur les objets qui nous entouraient, en se disant « comment pourrait-on faire un peu mieux ? ». Et puis on a changé quelques habitudes, petit à petit. Aujourd’hui, on a décidé de partager ça avec vous, en se disant, qui sait, que ça pourrait vous donner des idées !

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Expérience #8: le granola maison

Il y a quelques années, j’ai skypé avec une amie qui passait quelques mois à San Francisco. Pendant qu’elle me parlait, il y avait derrière elle un faisceau de lumière californienne. Elle portait un kimono en soie, et elle a fini par dire « je te laisse, je vais faire mon granola maison ». Depuis ce jour, je vis secrètement avec l’idée de faire un jour moi aussi mon propre granola, et d’apporter par là même soleil et soieries sur ma vie.

Depuis se sont écoulées quelques années de non faisage de granola, pendant lesquelles j’ai aussi laissé grandir dans ma tête l’envie de faire de plus en plus de choses moi-même (du retapage de commode à l’après-shampoing, en passant par la crème pour les mains). Et puis partout où je vais, on tape sur les produits transformés – trop sucrés, trop salés, cancérigènes – et sur leurs emballages excessifs. Je ne sais pas si je somatise, ou si je vis entourée de gens comme moi, mais on dirait vraiment que c’est le sujet du moment : manger mieux, manger plus naturel, jeter moins. Et puis, bien sûr, il y avait surtout ce rêve lointain de rivaliser avec les parfaitas californiennes qui courent sur la plage en mangeant leur granola maison tout en riant aux éclats.

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J’ai donc passé le cap. Ladite recette était sur le blog culinaire québécois troisfoisparjour.com, qui est d’ailleurs une mine d’or d’idées, pour peu qu’on s’en sorte avec les conversions de mesures. Et ma vie – du moins mon réveil – a changé. C’est à peu près deux mille cinq cent fois meilleur qu’un granola de supermarché ! Pourtant, je suis la première fan des Extra et autres Country Crisp. J’ai redécouvert le goût des dattes et du miel. Ca croustille, ça coupe les fringales jusqu’au déjeuner… Que demander de plus ?

Il faut bien sûr un peu de temps de préparation, mais en y passant 20 minutes le dimanche soir vous pouvez être tranquille pour une semaine à deux.

granola

La recette de troisfoisparjour – aussi merveilleuse soit-elle – a le problème pour nous autres français de comporter quelques québéquismes peu réplicables dans nos contrées.  Je me permets donc de vous la transmettre adaptée avec des ingrédients plus facilement trouvables (les noix de pécan et le sirop d’érable j’adore, mais autant faire un granola aux truffes), et des mesures plus facilement compréhensibles. Voici donc le secret du granola de troisfoisparjour « à ma façon » (à prononcer avec l’accent californien).

DSC04660POUR UNE SEMAINE DE PETIT DEJ A DEUX

– 500g de petits flocons d’avoine

– 70g de sucre

– 175 ml de miel

– 175ml d’huile de tournesol

– Une poignée de différents types de noix et graines : amandes, graines de tournesol, graines de courge, graines de lin… Selon votre inspiration et vos placards

– 1 cuillère à café de cannelle

– Fruits secs selon vos goûts : dattes, raisins, abricots, figues

 

Mélanger dans un grand saladier les flocons d’avoine, les noix, les graines, la cannelle, le sucre et une pincée de sel.

Dans un bol à part, (essayer de) mélanger le miel et l’huile. Ajouter ce mélange au saladier.

Malaxer avec les mains, comme si vous faisiez une pâte à crumble, jusqu’à ce que le liquide soit bien réparti dans le saladier.

Préchauffer le four à 150°. Etaler le mélange sur une plaque et faire griller pendant 30 minutes, en remuant régulièrement pour que le tout soit grillé uniformément.

Laisser refroidir (ça n’est qu’une fois froid que ça sera croustillant).

Mélanger avec les fruits secs coupés en morceaux, ou tout autre ingrédient de votre choix (chocolat par exemple).

Enjoy !

D’autres idées de petit dej 

Expérience #7 : le DIY de la crème pour les mains anti-stress

En ce moment, j’ai une double obsession :

  • Vider mes placards : comme je vais bientôt déménager et que je surfe toujours sur des rêves de minimalisme, je caresse l’espoir de déplacer le moins d’objets possible. Je m’attèle donc tour à tour à finir ce qui traîne dans les placards : kilos de semoule, de pâtes, de farine (bonjour les gauffres au petit dej), conserves périmées, pots de miel (je crois sans exagération qu’on en a 26, mon cher et tendre ayant une passion pour ce produit)… Dans la salle de bains, même combat, je me tartine tous les matins d’ombre à paupières (même si ça mesure 1cm3, c’est pour provoquer l’énergie globale), de crèmes, de masques hydratants/détoxifiants/purifiants/puants. J’essaie de me faire les ongles (mais là encore l’objectif est lontain, je crois n’avoir jamais fini un vernis à ongles de ma vie). Bref, utiliser plutôt que jeter.
  • Limiter mes déchets : dès que je dois remplacer un produit, je me demande si il y a une alternative homemade ou avec moins d’emballage.

Portée par ces deux lubies, j’ai été confrontée à une double situation :

  1. L’hiver fait rage et je n’ai plus de crème pour les mains
  2. Je tombe régulièrement nez à nez avec le pot d’huile de coco acheté pour faire de l’après-shampoing (souvenez-vous, une vraie réussite).

Qu’à cela ne tienne, je me suis tournée vers mon ami google et lui ai demandé « DIY crème mains huile de coco ? ». Il m’a envoyé vers un site très complet et bien fait, qui explique la base de la crème maison : de l’huile végétale ,du beurre végétal, de l’huile essentielle et de la cire d’abeille. Dès l’intitulé « Recette ultra facile », j’ai senti que c’était the one.

J’ai donc scrollé jusqu’à « huile de coco », pour découvrir que la recette dite « anti-stress » me permettrait d’utiliser non seulement mon huile de coco, mais aussi mon huile essentielle de lavande acquise pour le même après-shampoing (ils parlent de « lavandin », mais comme je ne connais pas la différence j’ai considéré qu’on parlait de la même chose.). Bingo ! Wonderful ! Que demande le peuple ? Ma décision était prise : j’allais faire ma propre crème pour les mains anti-stress à base d’huile de coco, de beurre de kokum, d’huile essentielle de lavande, de cire d’abeille et de vitamine E.

J’ai failli être effrayée deux minutes par le terme « beurre de kokum ». Heureusement mon ami Google m’a permis de lever le mystère. Bon, on n’en mange pas tous les jours à la cantine, mais parfois on en croise.

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Et oui Monsieur, c’est ça un kokum, et on fait du beurre avec l’écorce. De rien pour la minute culture gé, ça me fait plaisir.

En revanche, le Biocoop du coin n’avait visiblement pas lu cet article parce que point de beurre de kokum dans ses rayons. Ni de Vitamine E, ni de cire d’abeille. J’ai donc du m’aventurer pour la 1ère fois de ma vie dans le temple parisien de la cosmétique maison, j’ai nommé… Aroma Zone (musique solennelle).

C’est Gé qui m’a donné l’adresse, elle avait du s’y approvisionner pour son déo homemade. En entrant dans la boutique, j’ai vite compris qu’il ne s’agissait pas d’une petite adresse cachée que les hippies se refilaient sous le manteau. 200 ou 300 m2 de boutique, rayons rétroéclairés, signalétique digne d’un Carrefour Planet. Et des gens, que de gens ! Des queues de 30 personnes à chaque caisse. Clairement je n’étais pas une early adopter de la cosmétique maison. Et que je te remplis mon panier de sel rose de l’himalaya, de poudre de pivoine et d’huile d’andiroba… Il ne manquait plus que les poils de crapaud. Ils vendent même de l’huile de brocoli ! Depuis quand y’a-il du gras dans le brocoli ?!

Avec un choix aussi vaste, j’ai trouvé sans aucun mal mes ingrédients – qui n’avaient plus rien de mystérieux – et me suis retrouvée nez à nez avec mes propres contradictions.

L’idée était de se débarrasser de ça :

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Et je me suis retrouvée avec ça :

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Pour quelqu’un qui voulait vider ses placards, c’est raté. Pour quelqu’un qui voulait limiter les emballages plastiques, c’est loupé aussi. Il me restait l’objectif du naturel, et celui non dissimulé que la cosmétique maison, c’est un peu la pâte à modeler des adultes. C’est rigolo.

Et c’est parti pour l’assemblage ! Les détails techniques sont dans le lien cité plus haut, mais dans les grandes lignes, ça donne :

  • Faire fondre au bain-marie la cire et le beurre de kokum

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  • Une fois sorti du feu, mélanger avec le reste des ingrédients. La vitamine E fait office de conservateur naturel.
  • Verser tout ça dans le récipient, et laisser refroidir.

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Et VOI-LA ! Pour le coup la recette n’avait pas menti, c’est ultra facile et rapide.

Le résultat ? Ca sent fort la lavande. La consistance est un peu plus huileuse qu’une crème pour les mains traditionnelle, mais ça s’absorbe plutôt vite et bien. Une fois refroidi, le mélange est un poil trop dur pour le contenant que j’ai choisi. Je pense qu’il aurait mieux valu un petit pot dans lequel on se sert au doigt.

Je commence déjà à préparer la prochaine expérience. J’ai demandé à Google ce qu’on pouvait bien faire avec du beurre de kokum, il me parle de déodorant et de crème pour le corps. A suivre ?

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(J’avoue, sur la photo ce sont de vulgaires noix de Grenoble. Rien à voir avec la recette.)

Edit après 4 jours d’utilisation de la crème : l’huile de coco, le beurre de kokum, la cire d’abeille, j’aurais du m’en douter, mais tout ça durcit méchamment. Du coup ce joli flacon à pompe ne m’a plus été d’aucune utilité une fois que le tube en plastique est resté paralysé dans le produit, irrécupérable. J’ai donc tout fait refondre et j’ai mis ça dans un pot plat à couvercle, beaucoup plus adapté. Il faut un peu racler pour s’en mettre, comme pour un labello, mais ça passe. 

Ça sent également très fort la lavande. Si vous ne voulez pas passer pour un diffuseur d’huiles essentielles ambulant, je vous conseille de mettre moins de la moitié de la dose !

Mais l’objectif est là : j’ai les mains douces ! Youpi !

Expérience #6 – Ma journée en rouge à lèvres

Alors OK, pour beaucoup d’entre vous cette expérience n’en est pas une. Un pourcentage non négligeable se demandera même pourquoi je fais tout un foin de cette journée, pourquoi c’est hors de ma zone de confort, qui suis-je, où vais-je etc.

Quelques éléments de contexte: si j’ai effectivement une routine beauté (à base d’eau tiède), ma « routine make-up » se limite à mettre du blush et un coup de crayon noir (quand il se trouve que par hasard il est taillé) pour l’effacer ensuite immédiatement à moitié avec mes doigts dans une tentative lamentable d’effet smokey (pour en général m’apercevoir vers 16h que ledit crayon a décidé de migrer SOUS mon œil et que j’ai l’air de sortir de prison). Du rouge à lèvres ? J’en ai une expérience limitée, essentiellement à base d’un tube qui doit dater de 2006 que je réserve pour les soirées où

  1. Je sors quelque part où les gens seront beaux et stylés
  2. Je porte une robe noire
  3. Je mets de l’eyeliner

Donc on est sur une moyenne de 2 fois par an environ. Je vais désamorcer le truc de suite : j’aime bien me maquiller, j’aime bien ma tête quand je le suis, je suis assez admirative de celles qui savent très bien le faire. Mais tous les jours ? Non merci. Ce serait trop hard pour ma peau qui ne comprendrait pas et partirait en n’importe quoi. Et surtout, j’aime bien que ce rituel soit associé à un moment spécial, comme les mariages ou ma sortie annuelle en boite. J’aime bien qu’on ne me reconnaisse pas quand je me maquille (telle notre modèle à toutes, Catwoman).

Tout ça pour dire que porter du rouge à lèvres rouge toute une journée AU BUREAU en plus, c’était une vraie aventure. En un mot comme en cent : j’étais terrifiée. Mais on s’est fait une réunion de blog avec Jess (chez Ladurée, oui Madame) et on s’est rappelé que si NQGB existait, c’était bien pour qu’on tente de nouvelles choses. Donc. Bye bye zone de confort. À moi le style de parisienne stylée.

 

Rouge à lèvres

Jour J : le jour où je suis devenue une femme Barbara Gould (ouh la référence des 90s)

8h22 : Je choisis des habits neutres, genre gris / noir / bleu foncé, histoire de ne pas ressembler à Ginette (dite « la clocharde ») dans les Visiteurs (affirmation totalement démentie par la photo ci-dessus où je porte mon écharpe. Passons).

8h30 : Je mets du rouge à lèvres en m’appliquant bien. La couleur est trop claire et le rendu trop brillant pour être vraiment à la mode. Je rachèterai un tube quand je serai une femme fatale.

8h35 : Je vais dire aurevoirbonnejournée à mon mec (quand tu portes du rouge à lèvres, ton mari devient ton mec, et tu chantes du Patricia Kaas), et profite du fait qu’il est encore en train de se brosser les dents pour partir rapidement. J’entends « NON NON NON » en fermant la porte, et décide de prendre ça comme un compliment.

8h36 : Ma braguette est-elle ouverte ? Est-ce que c’était une bonne idée de mettre des bottines et un slim noir ? Suis-je vulgaire ? Dans une attitude assez proche de la méditation, je prends soudainement pleinement conscience de mon apparence et flippe (ou peut-être qu’il y a des métaux lourds dans mon tube de 2006 et que ça me fait planer).

8h47 : Je me mouche, mets plein de rouge sur le mouchoir, suis obligée de mettre mon appareil photo (enfin, mon portable quoi) en mode selfie pour vérifier que tout va bien, le tout en montant dans mon train.

8h59 : Sur le parvis de la Défense. Je marche au ralenti. J’adapte ma playlist, j’écoute du Beyoncé, du Shakira, du Rage Against the Machine. Pas de l’indie folk de hippie comme à mon habitude. Je suis rock. Je suis une femme forte de ma génération.

9h18 : J’arrive au bureau. Je vais me faire pipi dessus.

9h22 : Première remarque de ma collègue : « Hey tu t’es maquillée » « Oui, j’ai trop peur d’ailleurs » « Bah pourquoi ? Ça te va bien ». C’est vrai ça, pourquoi ? HEIN POURQUOI TU FLIPPES ? Femme forte.

10h30 : Impression constante d’en avoir plein le menton. Ce qui est un véritable apprentissage de cette journée puisque je pensais que j’aurais peur d’en avoir sur les dents. Comme quoi.

12h04 : Je sens mes supers pouvoirs décliner mais je ne vais pas de remaquiller avant d’aller déjeuner, faut pas déconner.

13h20 : Donc c’est quoi le concept, faut aller aux toilettes se remettre du rouge à lèvres là ? Devant tout le monde qui vient faire sa pause toilettes traditionnelle d’après manger (comprendre : sa pause caca) ?

14h30 : Je décide que non c’est nul.

16h27 : Jess me confirme par whatsapp que oui, il faut bien aller faire sa retouche aux toilettes, tout le monde le fait c’est normal. Je décide donc d’y aller, honteuse (donc tout refaire, à ce stade c’est bien plus qu’une retouche). Est-ce vraiment ça le quotidien des femmes fatales ? Se remaquiller assises sur les toilettes du bureau avec son portable ?

19h10 : Je pars à mon cours de yoga, au summum d’une coolitude toute brooklynienne.

22h05 : Une version très sophistiquée de moi-même se remaquille sur le quai de la 3 à Opéra, en écoutant les updates de la saison 1 de Serial.

22h35 : Mon mec à moi (il me parle d’aventures) et me demande si je me suis vraiment remis du rouge à lèvres en sortant du yoga.

Jour J+4
Vendredi soir, dans le train en allant à un anniversaire. Je retombe sur le tube de rouge à lèvres laissé dans mon sac.
Après tout, pourquoi pas ?

 

Photo lourdement retouchée à l’aide de A Color Story 

Expérience #5 : retaper une commode d’enfant

Mon amie Mathilde est pleine de surprises : interne en réanimation néonatale, elle passe ses repos de garde à chiner et retaper des meubles. Je lui ai rendu visite la semaine dernière. Elle venait de démarrer son congé mat, trois jours plus tôt, et débordait d’idées pour préparer la chambre de son fils, à sa manière. On s’est donc attelé à préparer la commode qui accueillera ses tous premiers vêtements.

La commode d’origine, achetée sur Le Bon Coin, avait déjà un certain charme. Un peu sixties, un peu sombre pour une chambre de bébé peut-être, mais des poignées stylées et une forme que l’on retrouve dans tous les magazines de déco en ce moment.

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Mathilde voulait aménager la chambre de son fils dans les tons vert / bleu. Après un petit repérage Pinterest (quand je vous disais que ce réseau connaissait un retour de hype énorme dans ma vie), voilà ce vers quoi on voulait tendre.

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J’avoue que dans ma vie jusque là, j’ai peu retapé de meubles (pas du tout même), et je me suis basé sur l’expertise de ma pote.

Et la bonne nouvelle du jour : rien de sorcier. Il faut un peu de temps, un peu de place, un peu d’inspiration, mais on a obtenu un super résultat sans avoir besoin d’une maîtrise technique incroyable.

Alors, pour transformer une commode des années 60 en meuble de bébé tendance, il vous faudra :

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  • de la sous-couche spécial bois
  • de la peinture de la couleur de votre choix
  • du vernis à bois
  • de la cire pour bois peint

 

La 1ere étape, c’est de poncer tout ça à la ponceuse électrique, pour enlever le vernis d’origine, et préparer le bois à être peint. Pour plus de practicité sur ce type de meubles, il vaut mieux sortir tous les tiroirs et travailler en version démontée (ça vous rappellera vos aprèms Ikea, ça vous fera des repères).

L’intérieur des tiroirs avait besoin d’un petit rafraîchissement, il a donc fallu enlever les tissus qui les recouvraient et nettoyer quelques tâches d’encre.

Une fois le meuble mis à nu, appliquer une grosse sous-couche sur toutes les parties à peindre.

Puis, deux couches de peinture, en laissant bien sécher six heures entre les couches.

Mathilde avait repeint la semaine d’avant un mur de la chambre en vert amande, et avait donc choisi la même couleur, un ton plus foncé, pour le meuble.

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Et hop, nous en sommes déjà à la finition. Une couche de vernis sur les pieds laissés couleur bois, et une couche de cire sur les endroits peints. Pour la cire vous pouvez m’étaler ça avec un vieux t-shirt, mais attention à la couleur ! Nous on a opté pour du gris qui laissait des peluches partout, il a donc fallu finir au sopalin.

Le résultat est la, une petite commode d’enfants toute mignonette.

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BOOYAH – Le sac en cuir du soleil

Yo mes castors !

Aujourd’hui je partage avec vous ma dernière (et une de mes plus grandes) fierté: cet incroyable sac en cuir fait par moi-même (foule en délire, remise des oscars, etc.)

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Un sac aussi à l’aise à la Défense que dans les arbres

JE SAIS JE SAIS c’est hallucinant, moi non plus je ne m’en remets pas… Je ne vais pas vous faire une explication complète parce que c’était une telle galère que je ne le recommande à personne. Néanmoins, si vous voulez tenter l’expérience, je vous recommande ces deux tutoriels qui m’ont bien servi : Buy or Diy leather tote et Simple leather tote bag.

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Pour la petite histoire, l’idée derrière ce sac était de pouvoir le prendre au bureau, mettre mon ordi dedans etc. Avant, j’avais un sac à dos rouge Victorinox donné par mon Papa, certes ultra pratique, mais non-validé par la brigade du style. Et au bout du deuxième commentaire par mes supérieurs (« À chaque fois que je pars en rendez-vous avec toi, j’ai l’impression d’aller en rando » et « Il est non-standard ton sac ») je me suis  dit qu’il était temps de prendre les choses en main.

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Le fond ! Incroyable

Pour le matos : le cuir vert foncé m’a été donné par Jess et provenait de son grand-père tailleur (et c’est parce qu’elle me l’a donné que j’ai eu l’idée du sac) (c’est du vrai cuir, c’était la première fois que j’en utilisais) et le cuir jaune est du simili cuir de chez Tissus Reine.

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LE raté du sac, l’assemblage des poignées et du corps du sac

Il y a eu quelques moments de désespoir, notamment dans les phases de découpe (ce n’est toujours pas mon truc, mais je m’améliore) et quand j’ai fait n’importe quoi pour les poignées (d’ailleurs elles sont un peu longues, ce sera corrigé un jour peut-être). Il y a eu de grands moments de joie, surtout quand j’ai découvert que mon pied de machine à coudre pouvait se soulever pour que je coince 7 ou 8 épaisseurs de cuir en dessous. Et quand ma machine a réussi à coudre le fond alors là c’était fou (je salue sa performance).

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Enfin ça reste correct

Quelques secrets découverts en cours de route pour la couture du cuir :

1. Ne cherchez pas à mettre des épingles, c’est trop épais (et même dans le simili cuir ça passe mais ça fait des petits trous qui ne partent plus)

2. Le scotch double face est votre ami (j’en ai mis des tonnes avant d’assembler la partie jaune sur le vert à l’extérieur)

3. Les pinces de bureau aussi (franchement le top pour remplacer les épingles)

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L’incroyable fond sous un autre angle

Pour info, c’est un sac immense où je peux mettre ma vie entière en plus de mon ordinateur, et à l’intérieur (qui est aussi en simili jaune) il y a deux poches pour faciliter la fouille devant les portiques du métro. Par contre il pèse.

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Détail de la découpe et de la couture (sans doute ma plus grande fierté vu mon niveau global)

Si je devais apporter des modifications (si c’était à refaire en gros, sauf que je ne pense pas me relancer un jour dans cette aventure sans matériel plus adapté) : je rajouterais une pression ou aimant pour pouvoir le refermer, et j’essaierai de trouver une méthode différente d’assemblage pour alléger un peu le tout, là il y a beaucoup d’épaisseurs de cuir. Mais malgré ces petits défauts, je suis quand même HYPER FIERE ! (et je le montre à tout le monde)

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Qu’est ce que vous avez pour aller au bureau comme sac ? Un gros sac à dos de consultant ou vous avez réussi à passer entre les mailles du conventionnel?

N’oubliez pas de continuer à voter pour nous tous les jours aux Golden Blog Awards ! Et kidnappez les portables de vos collègues et amis pour aller voter ! 

Expérience #4 : Faire son propre après-shampoing (raté)

No-poo, low-poo… Ces termes envahissent nos conversations et j’ai l’impression de croiser à tout bout de champ des personnes se targuant d’avoir passé 5 jours / un mois / deux mois sans shampoing. Une précision tout de même : no-poo (raccourci de no-shampoo) est un terme que je trouve assez mal choisi. Ça n’est pas tant qu’on arrête de se laver les cheveux, c’est juste qu’on le fait par des méthodes naturelles, plus respectueuse de notre crâne et de nos égouts (dixit la foisonnante littérature sur le sujet, la, la, ou encore la).

Je n’ai pour ma part pas encore tiré de trait sur le shampoing de nos grands-mères (L’Oréal et affiliés donc), mais j’aime assez l’idée de réduire ses emballages, et les diverses pratiques du no-poo y contribuent, en fabriquant un maximum soi même. Je me suis donc dit, yala, yolo, si je faisais mon propre après shampoing.

C’est armée d’une recette prometteuse et de beaucoup d’espoir que j’ai dévalisé biocoop et clamé fièrement au caissier qui me demandait ce que je comptais faire avec de l’huile d’avocat « mais voyons, c’est pour faire mon propre après shampoing ! », telle une DIYeuse de l’extrême qui aurait fait son dentifrice toute sa vie. Il a eu l’air convaincu, j’y ai cru, et suis sortie de la toute fière de mon nouveau mode de vie naturel et responsable.

De retour dans ma cuisine, j’ai étalé mes armes de guerre sur le comptoir. Bilan des courses : de l’huile d’avocat, de l’huile de coco, de l’huile essentielle de lavande et de l’huile essentielle de romarin.

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Hum, ça fait beaucoup d’huile, la, non ? Non. Que nenni, me dis-je. Après tout, mes cheveux brutalisés par la pollution parisienne le valent bien. Ça sera leur junk-food à eux.

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Touilli, touilla, et voilaa. Une mixture huileuse jaune/verte, qui sent très fort la nature. J’ai mis tout ça dans un ancien pot d’exfoliant de l’époque où je consommait du plastique (genre), et j’ai attendu avec impatience ma prochaine douche.

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Enfin pas celle juste après, parce que ça me paraissait très huileux tout ça. Alors je l’ai mis au frigo une nuit pour que ça se solidifie.

Pas celle d’après après non plus, parce que ça avait trop durci, c’était completement inapplicable. J’ai du le remettre dans la douche pour que ça fonde.

Mais la douche d’encore après, là, oui. La, on y était.

Je me suis tartiné tout ça gaiement sur la tignasse, j’ai rincé, je me suis habillée et j’ai été prendre mon petit déj en attendant que ça sèche.

En attendant que ça sèche.
Que ça sèche.
Que ça sèche.

Ça sèche pas.
C’est trop huileux.

Retour douche.
Nouveau shampoing.

Après être arrivée une demi heure en retard au boulot – mon timing du matin ne couvre pas la double-douche- je me suis dit qu’ils avaient tout de même l’air pas mal, mes cheveux.

J’en ai donc déduit que j’avais totalement échoué à fabriquer un après shampoing, mais qu’en AVANT shampoing je me défendais. J’ai donc recyclé la mixture en masque prélavage pourlesjoursoujailetemps.

Voilà, c’était donc mon 1er produit de beauté maison (gé quant à elle excelle déjà dans le deo, souvenez vous). Je n’ai convaincu ni vous ni moi avec cette 1ere expérience, mais je suis motivée à tester plein d’autres choses (ou marques, quand j’aurai perdu tout espoir dans mes talents) nous permettant de jeter un peu moins de plastique dans les décharges.

Si vous êtes plus loin que moi sur le chemin de l’indépendance shampoinesque, je suis toute ouïe, envoyez vos astuces !

Et n’oubliez pas de voter pour nous aux Golden Blog Awards, vous pouvez le faire tous les jours !

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