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DIY et tranches de vie

Category: Tranches de vie (page 1 of 5)

PP vs. SD : se déplacer

Cet article aurait également pu s’appeler « les transports en commun » ou bien « aller d’un point A à un point B en véhicule motorisé », mais ça n’aurait couvert qu’une partie de la question.

S’il y a bien un truc qui a changé depuis qu’on vit dans des contrées tropicales (bien que le climat n’ait que peu de choses à voir avec ce changement), c’est notre manière d’évoluer spatialement dans nos villes respectives de résidence. Mais tout d’abord, un rappel.

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Love hate réseaux sociaux

Je prends mon téléphone. J’ouvre Facebook. Je scrolle. Je ferme Facebook. Je ré-ouvre Facebook. Je scrolle. Mais… je viens pas de voir ça déjà ?
Du coup, j’ouvre Instagram. Je scrolle, je like. Je ferme Instagram. Je ré-ouvre Instagram. Je scrolle. Mais…

ARHH.

Où est mon cerveau ?

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12 raisons pour lesquelles j’ai aimé fêter mes 30 ans

(Sans ordre particulier)

1. On était en plein milieu d’un voyage en Colombie, qu’on voulait faire depuis qu’on avait débarqué dans les Caraïbes et qu’on avait découvert que Bogota est à 2h30 de vol. On venait d’en prendre plein la vue à Carthagène, et je venais de découvrir le pouvoir des ceviche.

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Un petit truc débile qui m’énerve

Donc j’apprends l’espagnol. Normal, je vis dans un pays hispanophone. Et un truc débile qui m’énerve, ce sont les mots qui sont courts en français (une syllabe ou deux max) et qui sont hyper longs en espagnol, surtout quand ils s’utilisent tout le temps.

Exemples : demasiado = trop (4 syllabes !? Non mais on est où là !?), bastante = assez…

Franchement, ça vous rallonge une phrase inutilement ça.

J’imagine même pas la haine des étrangers apprenant le français quand ils découvrent le mot « aujourd’hui ». Avec une apostrophe en plus. C’est cadeau.

La pensée du jour

Heureusement que tous les pays du monde ont la même unité de mesure du temps.

Imaginez la foire que ce serait si les Américains nous avaient fait le coup des fahrenheit avec les heures et les minutes.

Photo retouchée avec A Color Story

Mon Whatsapp en décalé

7h30 – Réveil. Les amis français m’ont écrit avant d’aller dormir. Je réponds dans le vide. Sauf quand certains sont en boîte, et répondent en live des messages plus ou moins cohérents.

8h – Petit dej. Gé en République Dominicaine dîne le jour d’avant. Je prends quelques nouvelles entre l’apéro et le plat principal. Ma sœur au Canada est en pleine forme. Sur mon groupe de copines, on monopolise le dialogue avec Shanghai et la Nouvelle Orléans.

9h – Boulot. Message inattendu de la France qui n’arrive pas à dormir.

10h – Pause café. La République Dominicaine va se coucher, et vit encore à une autre date.

12h – Pause dej. Mes parents en Grèce se réveillent. Parfois on (petit) déjeune ensemble au téléphone.

14h – Reprise du boulot. La France et la Belgique se lèvent. Les parisiens donnent des nouvelles depuis le métro. Parfois on m’appelle : ah bon, tu travailles ? Sur le groupe des copines, les françaises se plaignent d’avoir 63 messages non lus au réveil.

16h – Milieu de l’aprem de boulot. Les français qui étaient en boîte la veille émergent.

18h – Sortie du boulot. Parfois j’appelle la France. Ah bon, tu travailles ?

19h – Apéro. La République Dominicaine se lève. A la bonne date, cette fois-ci.

23h – Dodo. L’Europe et l’Amérique sont en pleine forme. Le téléphone vibre dans tous les sens, m’obligeant à l’éteindre et à le mettre dans une autre pièce pour dormir tranquille. Je reprendrai les débats demain, au petit dej.

J’ai mal à la tête, mais je suis devenue hyper forte en calcul mental.

Le mot de la semaine : Femme d’expat’

(Ou plus exactement Conjoint d’expat’ puisqu’il n’y a pas que des gens mariés et il y a aussi quelques hommes) (mais vous avouerez que ça réveille moins l’imaginaire)

Ça pourrait même être le mot de l’année 2016 si vous voulez mon avis. Parce qu’on est devenues des conjointes d’expat’, on a pu aller vivre au(x) bout(s) du monde. Et si Jess a su ne porter ce titre que 15 jours (grâce à sa trouvaille de boulot en un temps record ; Pôle Emploi aurait envoyé une délégation), moi j’en suis encore une de femme d’expat’, donc laissez-moi vous dire que bientôt 5 mois plus tard, je commence à avoir une bonne petite expérience de la chose.

Qu’est-ce que ça vous évoque le terme « femme d’expat’ » ? Un groupe de bonnes femmes qui jouent au bridge et font du point de croix ? Dont les discussions ne tournent qu’autour de leurs enfants, de la qualité du lycée français d’ici par rapport à celui de leur précédente expatriation, et de leur mari et son métier « passionnant, avec de grandes responsabilités » ? Qui ne peuvent pas parler d’autre chose parce qu’elles vivent leur vie à travers leurs enfants et leur mari ? Ouais. Moi aussi je pensais ça avant. Donc je ne disais pas que j’étais femme d’expat’. J’étais l’exception.

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Aide-toi, le ciel t’aidera

Inutile de le dissimuler plus longtemps, je suis fan de self-help (Gé aussi, mais je la laisserai self-come out quand elle le voudra). Je suis abonnée depuis quelques années déjà aux bouquinsquichangentlavie et applisquichangentlavie. Le DIY du bien-être, le self-service du conseil, le coaching dématérialisé. Tout ça, toutes ces promesses et ces life hacks, j’achète. J’en redemande. Ajoutez-y les blogs et autres pages Facebook qui me disent comment réaliser mes rêves, j’en suis. Les vidéos youtube qui expliquent comment organiser son temps, je prends. En fait toutes ces personnes, essentiellement américaines, qui me promettent d’être une meilleure personne, d’être plus organisée, d’être connectée à moi même, à la terre et aux oiseaux. Ces livres qui ont des titres incroyables (« Heal your life », « The life-changing magic of tyding-up », « The Happiness Project »…) dignes des meilleures stratégies marketing. Qui dirait non à la promesse « Lisez ces 150 pages et vous serez heureux pour toujours » ?

Je suis désormais é-pa-nouie, organisée et en paix avec le monde. J’ai lancé des centaines de projets, changé la vie de tout le monde autour de moi, utilisé le précieux temps sauvé pour réintroduire le tigre dans les forêts cambodgiennes.

Bien sûr que non.

Je continue juste de lire des nouveaux bouquins de self-help. Mais laissez-moi vous dire pourquoi.

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À propos des sensations oubliées


Après 4 mois en République Dominicaine, je suis rentrée en France (métropolitaine*) pour noël, et comme me l’a dit Jess un beau jour au sujet de sa propre expatriation, j’ai vraiment eu l’impression de casser la faille spatio-temporelle dans laquelle je vivais pour revenir à la vie normale.

Comme vous pouvez l’imaginer, après quelques temps sous les tropiques (ou dans les Caraïbes, comme j’aime le répéter régulièrement), l’arrivée au beau milieu de l’hiver a été… étonnante pour mon corps dirons-nous. Plus généralement, j’ai redécouvert une foultitude de sensations complètement oubliées. Certaines qui m’ont rendue nostalgique, d’autres, j’aurais préféré ne jamais les retrouver. Continue reading

Un peu moins… sous les Tropiques

On vous parlait il y a peu des petits efforts mis en place pour réduire nos déchets. Géraldine s’est ralliée à la cause écologique il y a de ça des années. Pour moi, le cheminement a été plus long (Gé aime à dire qu’elle a « semé des graines dans ma tête »). Mais, alors qu’on prenait doucement de bonnes habitudes à Paris, voilà qu’on a déménagé sous les tropiques. Et alors là, plus d’Aroma Zone, plus de panier primeur, plus de compost, plus de Bon Coin… Alors comment on fait, au juste, pour continuer dans la bonne direction ? Comment continuer à essayer de faire un peu mieux alors qu’on ne comprend plus les règles du jeu ?

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