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DIY et tranches de vie

Category: Tranches de vie (page 2 of 5)

Un peu moins… sous les Tropiques

On vous parlait il y a peu des petits efforts mis en place pour réduire nos déchets. Géraldine s’est ralliée à la cause écologique il y a de ça des années. Pour moi, le cheminement a été plus long (Gé aime à dire qu’elle a « semé des graines dans ma tête »). Mais, alors qu’on prenait doucement de bonnes habitudes à Paris, voilà qu’on a déménagé sous les tropiques. Et alors là, plus d’Aroma Zone, plus de panier primeur, plus de compost, plus de Bon Coin… Alors comment on fait, au juste, pour continuer dans la bonne direction ? Comment continuer à essayer de faire un peu mieux alors qu’on ne comprend plus les règles du jeu ?

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PP vs SD : les bruits la nuit

Abritées longtemps derrière du solide double vitrage ou la tranquilité des rues de Bécon les Bruyères, nous avions oublié une chose : la nuit, tout le monde ne dort pas. Il y avait déjà bien sûr la voisine du dessus qui fête son anniversaire ou le nouveau né d’à côté qui fait ses dents, mais en réalité dans le monde au même moment, il y avait plein de gens en train de faire plein de choses bruyantes au beau milieu de la nuit.

Pour ce deuxième volet de la série Phnom Penh vs. Saint Domingue, on a décidé de vous parler du bruit de nos villes la nuit.

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Le mot de la semaine : Zumba

Puisque j’ai un abonnement dans une salle de sport canon, et puisque le sport c’est la vie, et puisque la République Dominicaine est un pays de danse (mérengué, bachata, salsa etc.), je me suis dit que ce serait chouette de faire de la zumba (pour ceux qui vivraient dans une grotte depuis 10 ans, la zumba c’est comme du fitness sur des rythmes et des pas latinos. Je croyais que ça avait été inventé par le chorégraphe de Shakira, mais Wikipédia ne mentionne rien à ce sujet).

Après tout, j’en avais déjà fait en France et je m’étais bien marrée, c’est typiquement le genre de cours où je souriais comme une débile parce que c’est une dose de bonne humeur. C’est physique mais ce n’est pas non plus la souffrance absolue, bref, idéal.

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Le mot de la semaine : (sortir de sa) zone de confort

Confort

Jess a ouvert la semaine en parlant de faire du confort sa priorité n°1, je la conclurai en vous parlant de l’obligation d’en sortir sous peine de (au choix) : ne rencontrer personne, ne parler à personne, ne servir à rien, ne pas trouver de boulot, ne pas progresser dans sa nouvelle langue d’accueil…

Ci-dessous une petite liste des moments d’un inconfort que je qualifierais d’utile, que j’ai vécus jusqu’à présent à Saint-Domingue, et qu’avec du recul je suis bien contente de m’être forcée à vivre (un peu la liste de la lose si vous voulez, mais de la lose courageuse) :

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Manger du pain au pays du riz

Sur la courbe d’expatriation – oui, des experts ont bien sur écrit sur la question – je crois que je suis en train d’entrer dans la phase 2 dite « Prise de conscience ».

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Courbe d’expatriation

 

Le terme « mal être » est peut-être un peu too much, mais disons qu’après la période « youhou tout est nouveau, si j’appuie là ça fait quel bruit ? », je pense qu’après trois mois on commence naturellement à s’interroger. Trois mois, et alors ? Est-ce que c’est ce que j’imaginais ?

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Le mot de la semaine : Colmado

Avant que j’arrive à Saint Domingue, on m’avait dit, lors d’un briefing général sur le pays : « Il y a aussi des colmados tous les 50 mètres. Un colmado, tu verras, c’est comme une épicerie, mais tellement plus. »

Jusqu’à présent, c’est effectivement la meilleure définition que j’aie trouvée.

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Yoga with Adriene

yogaCeci n’est pas un post sponsorisé, mais si ça avait été le cas, on aurait écrit exactement la même chose. Ceci est un message d’extrême gratitude à la puissance des internets. Ceci est une déclaration d’amour.

Adriene,

Quand tu arrives chaque jour sur mon écran d’ipad (je vous ai dit que j’avais un ipad ? C’est grâce à mes anciens collègues, qui sont des dingosaures), mon corps dit MERCI. Toi tu ne nous connais sûrement pas (pour le moment), mais tu fais officiellement partie du top 3 de nos personnalités internet qu’on voudrait rencontrer pour de vrai dans la vraie vie, et voilà pourquoi:

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SD vs. PP : trouver un appart’

Kids ! Puisqu’on vit maintenant toutes les deux diamétralement opposées sur la planète (11h de décalage horaire et Google Hangouts qui fonctionne à merveille, si ça c’est pas beau…), on s’est dit qu’il fallait qu’on vous raconte nos nouvelles vies, au-delà de la grande aventure de l’expatriation et des points de vue touristiques, dans les détails et les habitudes du quotidien. Donc on inaugure un nouvelle série : SD vs. PP.

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PP pour Phnom Penh, où vit Jess depuis le 15 juillet. SD pour Saint Domingue, où je vis depuis le 29 août.

Et pour commencer, un sujet qui vous tient à coeur (2ème question la plus souvent posée à l’annonce d’un déménagement à l’étranger, après « Mais toi qu’est-ce que tu vas faire ? (suivideconjoint.com) » : « Vous avez déjà un appart’ ? ») : la recherche d’un appartement.

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Cambodialamaison

Alors oui, comme annoncé et largement dévoilé sur Instagram, l’été 2016 a été celui où on a décidé de lever l’ancre, et de partir brûler quelques années de notre jeunesse sous de lointaines latitudes. Géraldine décollera fin août pour les mers turquoises, et nous, on a posé nos valises à Phnom Penh voilà presqu’un mois. Dans la vibrante, bruyante, fascinante capitale du Cambodge.

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Niveau dépaysement et sortie de la zone de confort, on a ce qu’il faut. Il faut troquer le métro pour le vélo et la crème hydratante pour du SPF 50. Il faut tout redécouvrir : comment laver ses légumes, où acheter des ampoules (pas au supermarché figurez-vous), comment dormir par 30°C. Il faut essayer d’apprendre une langue qui ne ressemble à rien de connu (le soir = pel lenguietch, pour vous donner un exemple) et trouver une manière de rester présentable quand on sue à grandes eaux dès qu’on marche plus de deux minutes (je cherche encore la solution).

C’est assez fascinant, et finalement on passe peu de moments de notre vie à être dans la totale découverte, à s’étonner tous les jours de choses nouvelles, de raisonnements opposés aux nôtres, de fonctionnements qu’on ne suspectait pas. C’est ce qu’on cherchait en partant au bout du monde et c’est bien là.

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Mais comme la nature humaine cherche toujours à se rattacher au rivage, j’ai hâte de me sentir complètement chez moi. Et ces quelques semaines d’étonnement m’ont amené à réfléchir à ce que ça veut dire, « chez soi ». De quoi a-t-on besoin pour se sentir à la maison ? Je crois que pour l’instant, je pourrais le résumer à ça  :

  • Des proches. C’est peut-être dû à mon habituelle hyperactivité sociale, mais c’est pour l’instant ce qui me saute le plus au visage. Il faut des gens avec qui rire, partager, prendre du recul, débattre et exposer ses doutes.
  • Savoir où se trouve quoi. Avoir au moins une petite idée d’où aller pour trouver une table de chevet, un dentiste ou des petites cuillères.
  • Des kiffs. Trouver des activités, des rituels, où on se fait vraiment plaisir. A Paris c’était me faire un ciné toute seule en mangeant un Cream Crisp ou rentrer en vélo et regarder la Seine tellement c’est beau. Ici j’ai l’impression que ça va se terminer en massages et autres les-spas-sont-a-un-prix-accessible-et-sont-trop-oufs-youpi-allelouia-enfin-depuis-le-temps-que-j’ai-mal-au-dos.
  • Un toit. Quand on a commencé à chercher un appart, Géraldine m’a dit « ça sera votre sanctuaire ». Le terme m’avait paru exagéré, mais pourtant il y a de ça. Un endroit, quelque part dans la ville, où ce sont nos propres règles, nos propres goûts, nos propres objets, familiers, qu’on a choisis.
  • Une routine. C’est paradoxal parce c’est bien ce à quoi on essaie d’échapper. Et pourtant, manger la même chose tous les matins au petit dej, connaître par cœur le chemin du boulot, connaître par cœur les rayons du supermarché, c’est aussi ça, la vie.

Bientôt sur vos écrans : réflexions diverses et variées sur ce pays et la vie à l’étranger, vais-je allonger ma liste d’indispensables pour se sentir à la maison (camembert, abonnement ugc illimité, etc.), trucs et astuces de survie, etc, etc.

La vie en boite

Ça fait plus de trois ans que j’ai posé mes fesses dans mon appart. Trois ans que les choses sont à leur place, là où on les a installées. Trois ans que les chaussures vont dans le meuble à chaussures, les papiers dans le classeur à papiers, les sacs dans le sac à sacs, les modes d’emploi dans le dossier à modes d’emploi. Et là, dans quelques petites semaines, je déménage. La suite va être complètement folle puisqu’on parle d’une toute nouvelle vie en Asie. Mais d’ici là, restons focus : il s’agit d’emballer ma vie dans des boîtes, pour la retrouver à mon retour, dans deux ans, peut-être plus ? Il s’agit de vider mon appartement. De me retrouver nez à nez avec tout ce que je possède, d’estimer en mètres cubes le volume global de ma vie.

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Soyons honnêtes, à J-16 du D Day, je n’ai pas fait un seul carton. Je viens à peine de recevoir lesdits cartons (Je me suis même dit, en calculant le nombre de jours pour la phrase précédente : « Oooh, ça va, on est large ! ». Tu parles.)

Mais je suis déjà dans l’état d’esprit opérationtoutvider depuis un petit moment. Pour ce faire, plusieurs angles d’attaque :

  • Vider ses placards. A quoi bon porter, transporter, stocker des denrées périssables ? Mangeons-les ! La meilleure technique que j’ai trouvé pour l’instant, c’est de prendre pour point de départ l’aliment prenant racine. Et de là, imaginer le repas. Des boîtes de pâté ? Apéro dînatoire. Des marrons en conserve ? Purée de châtaignes. Du lait de coco ? Poulet au curry.  L’avantage, c’est que c’est une source d’inspiration. L’inconvénient c’est qu’il y a un gros piège : acheter tellement de produits pour compléter la recette que le placard finit plus plein qu’avant.
  • Dans la même lignée, utiliser les produits qu’on a dans sa salle de bains. Ou les offrir, si on ne s’en servira jamais.
  • Dématérialiser. A l’ère du cloud, on a la chance de pouvoir stocker nos documents en numérique, et de libérer par là nos étagères. J’ai entrepris il y a quelques jours la tâche titanesque de scanner tous mes cours d’école de commerce (au prix que ça coûte, ça me fait mal au cœur de les jeter). C’est une parfaite solution pour les documents qu’on ne relira jamais mais qu’on ne peut/veut pas jeter. Un genre de poubelle numérique pour les lâches.
  • Donner, donner, donner. Ou vendre, quand ça en vaut la peine. Bref, offrir une seconde vie aux objets et vêtements dont on ne se sert plus, plutôt que de les enfermer dans une boîte en se disant « au cas où ».
  • Arrêter d’acheter. De la bouffe. Des fringues. N’acheter plus que des choses qui ressortiront de l’appartement en quelques jours. Pour ce qui peut attendre, attendre d’être dans l’appart d’après.

Finalement, les occasions de faire un gros tri sont rares. Je vis depuis longtemps avec la hantise d’accumuler et de finir ma vie croulant sous des placards débordants, incapable de déménager parce que la tâche est trop colossale, clouée à mes solutions de stockage comme un prisonnier à son boulet. Pour moi la liberté c’est d’avoir le moins de choses possibles, et surtout le moins de choses possibles auxquelles on tient. Les meubles Ikea ? Parfait, le jour où je les vendrai ça ne me fera rien.

Dans les faits je ne vis pas tout à fait comme ça : j’ai mes piles de photos que j’aime regarder, on a une bibliothèque ramenée de Chine dont je n’ai aucune envie de me séparer, j’ai 3 paires de chaussures dorées parfaitement interchangeables. Le minimalisme est surtout dans ma tête. Mais ça suffit pour qu’au-delà du stress des cartons, je voie ce déménagement comme une excellente opportunité d’éliminer le superflu. Et quand j’ai vendu ma chaîne Hi-Fi, offert les 37 couleurs de vernis à ongles dont je ne me servais pas, et mis 12 kilos de cours dans la poubelle de recyclage, j’ai ressenti un délicieux sentiment de liberté.

Et pour ce que j’ai décidé de garder, si certains d’entre vous ont des astuces magiques pour un déménagement sans peine, je suis toute ouïe !

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