– Comment ça va ?  – Pura Vida !

– Merci ! – Pura Vida !

– Deux ceviche, s’il vous plait. – Pura Vida !

Non, ce ne sont pas les paroles du prochain tube de l’été. C’est comme ça au Costa Rica. Je reviens de quinze jours là bas, salvateurs en plein hiver. Depuis que je suis rentrée je me félicite vraiment d’être partie tellement j’ai l’impression que tout le monde est déprimé ou malade à Paris (vous me dites si je suis insupportable avec mes vacances, hein).  Bon, et là bas, partout, tout le temps, il y a cette expression, une quasi devise du pays, PURA VIDA ! Au resto, dans la rue, partout. On nous le dit tout le temps !

Même les agences immobilières s’y sont mis.

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Comme ça, à l’intuit, j’ai l’impression d’entendre un espèce de check de skateur. Un genre de « wesh, gros » (en beaucoup plus cool). Il faut dire que c’est un pays profondément coolos, avec ses surfeurs à gogo et ses rastas qui font la sieste sur des hamacs. Même les animaux sont cools, j’ai nommé le fameux paresseux, qui passe 85% de son temps à dormir dans des positions improbables. Honnêtement je ne comprends pas bien comment cet animal est parvenu à maintenir son espèce en vie jusqu’ici tellement il ne bouge jamais.

Mais « Pura Vida », j’ai vite eu l’impression que c’était bien plus que ça.

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Déjà, il faut savoir que le Costa Rica s’est fixé un objectif zéro carbone à horizon 2021. Il y a de vraies mesures qui sont mises en place pour préserver leur faune et leur flore, et dans la vie quotidienne, ça se traduit notamment par plein de petits panneaux partout : pensez à éteindre la lumière pour la planète, ce bus roule 100% électrique, ce distributeur à papier toilette est bon pour l’environnement (celui là je l’ai pas compris, il avait une tête tout ce qu’il y a de plus classique)…

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Et c’est vrai que quand on voit la nature qui les entoure, on comprend qu’ils soient sensibles à ce qu’elle va devenir. On m’a raconté qu’un dicton disait que si tu restais trop longtemps immobile quelque part au Costa Rica, des plantes risquaient de te pousser sur la tête.

Donc si je résume mon enseignement de quinze jours sur place, une vie pure c’est : beaucoup de soleil, des fruits tropicaux à gogo, des plages paradisiaques, des kilomètres carrés de forêt primaire, et surtout, ne pas s’énerver et apprécier. Je ne sais pas si j’ai bien saisi, mais moi, ça m’a tout l’air d’être une pure vie.

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