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DIY et tranches de vie

Le mot de la semaine : revenir

Je viens de valider une étape obligatoire de la vie d’expatrié : les premières vacances en France. C’est la première fois que j’ai dû accepter que non, je ne vis pas dans une faille spatio-temporelle, et que oui, les pissenlits dans les squares parisiens poussent bien en même temps que les noix de coco sur les palmiers cambodgiens.
Paris était telle que je l’avais quittée, mais m’en extraire pendant neuf mois m’a permis de remarquer que…

Paris est silencieuse. Une fois j’ai même entendu mes pas résonner. Je vous jure.

Paris est vide.

Mais c’est parce que tout le monde est dans le métro. Sur quinze jours j’ai dû y passer près de 20h. Je suis arrivée en retard à TOUS mes rendez-vous, parce que je me souvenais qu’il fallait en moyenne compter trente minutes de trajet, et c’est totalement faux.

J’ai cru que la vie sans agenda était possible (=moi cambodgienne en totale rupture avec les 29 premières années de ma vie). Pas du tout. J’ai tenté d’en bricoler un sur Google Calendar qui m’a fait le décalage horaire automatique en me calant des dej à 6h du mat et des soirées qui finissaient à 15h. J’ai confondu les semaines et passé mon temps à demander à mon dîner du vendredi à quelle heure on déjeunait le mardi.

Il y a des gens qui n’ont aucune envie de vivre à l’étranger.

Les SMS existent toujours.

On peut déjeuner en plein soleil en terrasse sans mourir d’insolation.

La sensation de se réchauffer est une des meilleures du monde.

Mais le froid – très froid – ça veut dire être mal couvert > attraper la crève > mendier des kleenex à tout le monde parce qu’on pense jamais à en acheter > finir avec une irritation du nez dégueulasse, complètement en opposition avec le plan initial « regardez comme je respire le bien-être depuis que je vis à l’étranger ».

Mes cheveux ne sont pas dans une nouvelle phase capillaire Carrie Bradshaw, j’habite juste dans un pays chaud et humide.

Google Maps est hyper bien renseigné sur tout ce qui se trouve autour de moi, à quelle heure ça ferme et combien le café du coin vend son croque-monsieur.

Les parisiens sourient, si on leur sourit. J’ai développé l’habitude à Phnom Penh à force d’essayer de communiquer avec des gens dont je ne parle pas la langue, mais oh surprise, ça marche sur tout le monde !

Les parisiens sont bien habillés. Ca n’est pas une légende. En fait, je crois que j’avais oublié jusqu’au concept de la mode.

La France est vraiment très loin du Cambodge (#20hdevoyage).

Paris est magnifique.

4 Comments

  1. Très sympa ton article !

    Cela me rappelle mon retour en France après mes vacances en Inde.

    Je vis actuellement à Toronto mais il y a bien moins de différences culturelles.

    • Quand je vivais au Canada et que je revenais en France, je trouvais systématiquement qu’il faisait très chaud en hiver, que les gens avaient des petits appartements et que les parcs publics étaient hyper sophistiqués 😉

  2. j’adore!

  3. Je souris en lisant ton mot. C’était pareil pour moi après plusieurs mois hors Montreal!

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