N'importe Quoi pour des Gens Bien

DIY et tranches de vie

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Le mot de la semaine : revenir

Je viens de valider une étape obligatoire de la vie d’expatrié : les premières vacances en France. C’est la première fois que j’ai dû accepter que non, je ne vis pas dans une faille spatio-temporelle, et que oui, les pissenlits dans les squares parisiens poussent bien en même temps que les noix de coco sur les palmiers cambodgiens.
Paris était telle que je l’avais quittée, mais m’en extraire pendant neuf mois m’a permis de remarquer que…

Paris est silencieuse. Une fois j’ai même entendu mes pas résonner. Je vous jure.

Paris est vide.

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Happy Mars Days

Alors que mars cambodgien était sous le signe de l’épicurisme, la République Dominicaine a plutôt donné dans l’organisation.

Gé s’est mise au bullet journal, ce qui a porté ses fruits puisque dans le même mois elle s’est mise à la bachata (so carribean), elle a cousu de ses blanches mains cette incroyable housse de coussins, et a pris des billets d’avion direction LA COLOMBIE. On s’embête pas en Amérique. Le Cambodge quant à lui m’a encore et encore fait découvrir de nouveaux paysages, avec cette île aux lapins (sans lapins), et cet incroyable week-end en compagnie des éléphants. Ah oui, et un petit craquage sur le fromage aussi. J O I E (et mal de ventre).

Plein de ritmos latinos à vous pour ce mois d’avril.

PS: Les Happy Days, qu’est-ce que c’est ?

Expérience #10 : l’aloe vera pour sauver ma crinière

Depuis que je vis en Rep Dom, mes cheveux (ainsi que ma vie) ont pris une autre tournure. Dit autrement, j’ai réveillé la bête. Ca doit être un mix d’humidité et de chaleur ambiante, de pollution et de bains de mer (assez) fréquents, ou le fait que je ne me lave les cheveux plus qu’une fois par semaine. Ou l’absence de bonnets en laine sur ma tête. Ou juste un autre période capillaire de ma vie. Toujours est-il que j’arbore maintenant quasiment une afro. Ne vous méprenez pas, ça m’enchante. Néanmoins, entre coiffure stylée et barbe à papa sèche sur la tête, il n’y a qu’un pas.

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La pensée du jour

Heureusement que tous les pays du monde ont la même unité de mesure du temps.

Imaginez la foire que ce serait si les Américains nous avaient fait le coup des fahrenheit avec les heures et les minutes.

Photo retouchée avec A Color Story

Happy February days

Vous voyez comment tous les mois lorsqu’on écrit ce post on essaie de trouver un fil directeur et des similitudes à nos deux vies du mois dernier ? Du style « ce mois-ci a été placé sous le signe de… » ou bien « On a toutes les deux mangé des bananes c’était fou ». Et en général ce n’est même pas si artificiel que ça (le coup des bananes on vous l’a jamais fait donc calmos).

Eh bien ce mois-ci on va faire autrement parce qu’on a vécu des mois de février opposés antipodiquement. Jess a développé sa beauté intérieure et domestique en faisant pousser des plantes et en faisant du yoga (Adriene on t’aime toujours autant, là je vous supplie presque d’aller jeter un oeil à sa chaine et notamment son dernier programme de 31 jours), et moi j’ai exploré la Rep Dom avec mes parents. Donc plages, jardins botaniques, montagnes… beauté extérieure.

Et vous ? Ces 28 jours ?

Le paradoxe du tourisme dominicain


Si je vous dis « je pars en vacances en Rep Dom », vous entendez probablement « je pars dans un club sécurisé, dont je ne sortirai que pour me rendre à l’aéroport, me dorer les fesses en buvant un piña colada gratuite toutes les heures, avec un million d’autres personnes qui seront toutes aussi rouges que moi au bout de quelques jours ». Et vous savez quoi ? Vous avez probablement raison.

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Happy January Days

Le problème avec cette habitude de vous poster des happy days en fin de mois (voici pourquoi, pour les curieux), c’est que tant que c’est l’hiver en Europe, on va énerver tout le monde avec ces photos de plage. Donc d’avance, nos excuses.

Ceci étant dit, on a aimé regarder la ville,  le ciel, nos orteils dans le sable chaud et nos doigts de pied dans un hamac.

Un bon mois à vous.

Mon Whatsapp en décalé

7h30 – Réveil. Les amis français m’ont écrit avant d’aller dormir. Je réponds dans le vide. Sauf quand certains sont en boîte, et répondent en live des messages plus ou moins cohérents.

8h – Petit dej. Gé en République Dominicaine dîne le jour d’avant. Je prends quelques nouvelles entre l’apéro et le plat principal. Ma sœur au Canada est en pleine forme. Sur mon groupe de copines, on monopolise le dialogue avec Shanghai et la Nouvelle Orléans.

9h – Boulot. Message inattendu de la France qui n’arrive pas à dormir.

10h – Pause café. La République Dominicaine va se coucher, et vit encore à une autre date.

12h – Pause dej. Mes parents en Grèce se réveillent. Parfois on (petit) déjeune ensemble au téléphone.

14h – Reprise du boulot. La France et la Belgique se lèvent. Les parisiens donnent des nouvelles depuis le métro. Parfois on m’appelle : ah bon, tu travailles ? Sur le groupe des copines, les françaises se plaignent d’avoir 63 messages non lus au réveil.

16h – Milieu de l’aprem de boulot. Les français qui étaient en boîte la veille émergent.

18h – Sortie du boulot. Parfois j’appelle la France. Ah bon, tu travailles ?

19h – Apéro. La République Dominicaine se lève. A la bonne date, cette fois-ci.

23h – Dodo. L’Europe et l’Amérique sont en pleine forme. Le téléphone vibre dans tous les sens, m’obligeant à l’éteindre et à le mettre dans une autre pièce pour dormir tranquille. Je reprendrai les débats demain, au petit dej.

J’ai mal à la tête, mais je suis devenue hyper forte en calcul mental.

Le mot de la semaine : Femme d’expat’

(Ou plus exactement Conjoint d’expat’ puisqu’il n’y a pas que des gens mariés et il y a aussi quelques hommes) (mais vous avouerez que ça réveille moins l’imaginaire)

Ça pourrait même être le mot de l’année 2016 si vous voulez mon avis. Parce qu’on est devenues des conjointes d’expat’, on a pu aller vivre au(x) bout(s) du monde. Et si Jess a su ne porter ce titre que 15 jours (grâce à sa trouvaille de boulot en un temps record ; Pôle Emploi aurait envoyé une délégation), moi j’en suis encore une de femme d’expat’, donc laissez-moi vous dire que bientôt 5 mois plus tard, je commence à avoir une bonne petite expérience de la chose.

Qu’est-ce que ça vous évoque le terme « femme d’expat’ » ? Un groupe de bonnes femmes qui jouent au bridge et font du point de croix ? Dont les discussions ne tournent qu’autour de leurs enfants, de la qualité du lycée français d’ici par rapport à celui de leur précédente expatriation, et de leur mari et son métier « passionnant, avec de grandes responsabilités » ? Qui ne peuvent pas parler d’autre chose parce qu’elles vivent leur vie à travers leurs enfants et leur mari ? Ouais. Moi aussi je pensais ça avant. Donc je ne disais pas que j’étais femme d’expat’. J’étais l’exception.

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Aide-toi, le ciel t’aidera

Inutile de le dissimuler plus longtemps, je suis fan de self-help (Gé aussi, mais je la laisserai self-come out quand elle le voudra). Je suis abonnée depuis quelques années déjà aux bouquinsquichangentlavie et applisquichangentlavie. Le DIY du bien-être, le self-service du conseil, le coaching dématérialisé. Tout ça, toutes ces promesses et ces life hacks, j’achète. J’en redemande. Ajoutez-y les blogs et autres pages Facebook qui me disent comment réaliser mes rêves, j’en suis. Les vidéos youtube qui expliquent comment organiser son temps, je prends. En fait toutes ces personnes, essentiellement américaines, qui me promettent d’être une meilleure personne, d’être plus organisée, d’être connectée à moi même, à la terre et aux oiseaux. Ces livres qui ont des titres incroyables (« Heal your life », « The life-changing magic of tyding-up », « The Happiness Project »…) dignes des meilleures stratégies marketing. Qui dirait non à la promesse « Lisez ces 150 pages et vous serez heureux pour toujours » ?

Je suis désormais é-pa-nouie, organisée et en paix avec le monde. J’ai lancé des centaines de projets, changé la vie de tout le monde autour de moi, utilisé le précieux temps sauvé pour réintroduire le tigre dans les forêts cambodgiennes.

Bien sûr que non.

Je continue juste de lire des nouveaux bouquins de self-help. Mais laissez-moi vous dire pourquoi.

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