Vous me direz : est-ce bien raisonnable de faire des expériences sur le déodorant quand on vit dans un pays où il fait 35 degrés ? Et où en plus je me déplace à vélo ? Je vous dirais, c’est le goût du risque mes amis !

Mais plus sérieusement, c’est plutôt que quand j’eus fini mon déo français, je me suis retrouvée dans les allées du supermarché face à plein de produits « whitening ». Donc bon, l’aluminium passe encore, mais là ça a commencé à m’inquiéter. Globalement il y a tellement moins de normes de fabrication ici qu’il y a encore plus matière à se méfier que chez nous.

D’ailleurs il y a un truc avec les aisselles au Cambodge.

Déjà on peut se les blanchir grâce à du déo, mais l’autre jour sur une annonce d’un salon de beauté j’ai vu annoncer « armpit massage » (comprendre massage des aisselles). On m’a expliqué plus tard que c’était certainement une mauvaise traduction et que ça voulait dire « exfoliation des aisselles », pour éviter qu’elles ne soient sombres (ça arrive). Mais quand même, on peut aller chez l’esthéticienne pour se faire exfolier les dessous de bras. Je ne sais pas si je suis à l’aise avec le concept.

Bref, j’ai donc décidé que j’étais au point idéal dans ma vie où je pouvais me lancer dans la fabrication maison de déodorant. Je suis bien sûr remonté dans nos archives jusqu’à la recette miracle de Gé. « Arrow root, vitamine E, beurre de cacao… » euhhh, sans Aroma Zone à portée de métro, je vais galérer je crois. J’ai donc recherché sur Internet la recette la plus basique possible pour faire son déo. Et le basique existe, simple comme bonjour. Le résultat est moins léché que notre version n°1, mais si vous êtes loin de tout ingrédient un peu élaboré, ça peut servir.

Il vous faudra : de l’huile de coco, du bicarbonate de soude et de la fécule de maïs. (oui oui oui, de la maïzena)

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Dans un pot (à prendre large parce qu’après il faut se servir au doigt), mélanger 6 cuillères à soupe d’huile de coco, 4 cuillères à soupe de bicarbonate de soude, et 4 cuillères à soupe de fécule de maïs.

Et voilà.

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Si vous êtes d’humeur un peu youyou, vous pouvez ajouter quelques gouttes d’huile essentielle. Moi je n’en avais pas sous la main, je suis donc partie sur la version nature.

Avec la chaleur qu’il fait chez moi, ça fait une consistance pâteuse tendance liquide, du coup c’est très simple à appliquer. Il suffit d’en étaler un peu avec les doigts (avant de se laver les mains). Je ne sais pas exactement à quoi ça ressemble en pays tempéré. L’huile de coco passe du solide au liquide autour de 20°C, ce qui crée de vraies différences entre la France et le Cambodge (oui parce que sinon c’est à peu près pareil). D’ailleurs ici parfois dans le magasin l’huile de coco est solide – merci la clim – et quand on arrive chez soi hop, ça n’a plus la même tête.

Après une semaine d’utilisation : ça fonctionne très bien. J’ai fait du sport, j’ai fait du vélo, j’ai marché dans la rue à midi. Et tout va bien. Rien à signaler.

Youpi !