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DIY et tranches de vie

Tag: Cambodge

PP vs. SD : le petit dej

Il faut vivre pour manger, et les calories ingurgitées avant midi ne comptent pas. Donc de toute évidence ce match Saint Domingue vs. Phnom Penh n°4 se concentrera sur LE PETIT DEJEUNER. Que mange-t-on au réveil sur les plages caribéennes ou au pied des temples d’Angkor? On vous dit tout.

Avant: la lumière électrique de nos cuisines
Bien sûr que Paris abrite les meilleurs boulangers du monde qui chaque nuit font dorer des pains au chocolat et croissants à se rouler par terre. Bien sûr que la France n’a pas à rougir du bruit du café filtre qui chauffe et du beurre demi sel etalé sous une fine couche de confitures de figues.
Alors même si la plupart de mes matins ressemblaient plutôt à un bol de céréales avalé en vitesse au son de « France Inter, il est huit heures », nos vies d’avant ont mis la barre très très haut en termes de petits déjeuners.
Tous mes voyages effectués dans des contrées lointaines m’ont mené à la conclusion que même pour le plus gourmand et curieux des voyageurs, le petit dej est l’étape ultime de l’acclimatation, le moment le plus propice au mal du pays. Et n’importe quelle nationalité vous dira pareil de son propre petit dej.

Maintenant : Phnom Penh

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PP vs. SD : se déplacer

Cet article aurait également pu s’appeler « les transports en commun » ou bien « aller d’un point A à un point B en véhicule motorisé », mais ça n’aurait couvert qu’une partie de la question.

S’il y a bien un truc qui a changé depuis qu’on vit dans des contrées tropicales (bien que le climat n’ait que peu de choses à voir avec ce changement), c’est notre manière d’évoluer spatialement dans nos villes respectives de résidence. Mais tout d’abord, un rappel.

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Mon Whatsapp en décalé

7h30 – Réveil. Les amis français m’ont écrit avant d’aller dormir. Je réponds dans le vide. Sauf quand certains sont en boîte, et répondent en live des messages plus ou moins cohérents.

8h – Petit dej. Gé en République Dominicaine dîne le jour d’avant. Je prends quelques nouvelles entre l’apéro et le plat principal. Ma sœur au Canada est en pleine forme. Sur mon groupe de copines, on monopolise le dialogue avec Shanghai et la Nouvelle Orléans.

9h – Boulot. Message inattendu de la France qui n’arrive pas à dormir.

10h – Pause café. La République Dominicaine va se coucher, et vit encore à une autre date.

12h – Pause dej. Mes parents en Grèce se réveillent. Parfois on (petit) déjeune ensemble au téléphone.

14h – Reprise du boulot. La France et la Belgique se lèvent. Les parisiens donnent des nouvelles depuis le métro. Parfois on m’appelle : ah bon, tu travailles ? Sur le groupe des copines, les françaises se plaignent d’avoir 63 messages non lus au réveil.

16h – Milieu de l’aprem de boulot. Les français qui étaient en boîte la veille émergent.

18h – Sortie du boulot. Parfois j’appelle la France. Ah bon, tu travailles ?

19h – Apéro. La République Dominicaine se lève. A la bonne date, cette fois-ci.

23h – Dodo. L’Europe et l’Amérique sont en pleine forme. Le téléphone vibre dans tous les sens, m’obligeant à l’éteindre et à le mettre dans une autre pièce pour dormir tranquille. Je reprendrai les débats demain, au petit dej.

J’ai mal à la tête, mais je suis devenue hyper forte en calcul mental.

Happy December Days

Bonne année mes lardons ! 2017, l’année de la chouette ? (et pour tous ceux qui n’aiment pas souhaiter la bonne année parce que c’est répétitif de le faire 1000 fois le jour où on revient au bureau, je dis : buvez plus de tisane et détendez-vous)

Pour bien commencer, voyons ce qu’il s’est passé en décembre.

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Happy November Days

Laissez-moi vous dire un truc : novembre sous les tropiques, c’est bien plus marrant que novembre à la Défense. (Cette affirmation est vraie pour tous les mois de l’année en vérité, mais pour novembre particulièrement parce que c’est un mois maudit et tout ce que tu attends quand tu es à la Défense c’est le marché de noël).

En novembre, je dirais qu’on a exploré. Exploré les plages pas loin de chez nous dans nos pays respectifs, ou bien la jungle la vraie, exploré les coutumes locales sportives ou festives (oui, c’est bien un spectacle de trans au cas où vous vous posiez la question), exploré notre capacité à faire vivre des plantes chez nous (un bébé feuille !), exploré en randonnant, exploré à vélo…

Et d’ailleurs, comme le disait si bien Charlie Chaplin, « En explorant, on revient toujours sur son canapé Ikea, mais on s’y assied différemment ».

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Des mois de novembre qui pétillent comme ça, franchement, j’en redemande.

Spéciale dédicace aux anciens collègues, qui, eux, sont encore à Saint-Denis ou à la Défense. 

Un peu moins… sous les Tropiques

On vous parlait il y a peu des petits efforts mis en place pour réduire nos déchets. Géraldine s’est ralliée à la cause écologique il y a de ça des années. Pour moi, le cheminement a été plus long (Gé aime à dire qu’elle a « semé des graines dans ma tête »). Mais, alors qu’on prenait doucement de bonnes habitudes à Paris, voilà qu’on a déménagé sous les tropiques. Et alors là, plus d’Aroma Zone, plus de panier primeur, plus de compost, plus de Bon Coin… Alors comment on fait, au juste, pour continuer dans la bonne direction ? Comment continuer à essayer de faire un peu mieux alors qu’on ne comprend plus les règles du jeu ?

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Manger du pain au pays du riz

Sur la courbe d’expatriation – oui, des experts ont bien sur écrit sur la question – je crois que je suis en train d’entrer dans la phase 2 dite « Prise de conscience ».

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Courbe d’expatriation

 

Le terme « mal être » est peut-être un peu too much, mais disons qu’après la période « youhou tout est nouveau, si j’appuie là ça fait quel bruit ? », je pense qu’après trois mois on commence naturellement à s’interroger. Trois mois, et alors ? Est-ce que c’est ce que j’imaginais ?

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Cambodialamaison

Alors oui, comme annoncé et largement dévoilé sur Instagram, l’été 2016 a été celui où on a décidé de lever l’ancre, et de partir brûler quelques années de notre jeunesse sous de lointaines latitudes. Géraldine décollera fin août pour les mers turquoises, et nous, on a posé nos valises à Phnom Penh voilà presqu’un mois. Dans la vibrante, bruyante, fascinante capitale du Cambodge.

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Niveau dépaysement et sortie de la zone de confort, on a ce qu’il faut. Il faut troquer le métro pour le vélo et la crème hydratante pour du SPF 50. Il faut tout redécouvrir : comment laver ses légumes, où acheter des ampoules (pas au supermarché figurez-vous), comment dormir par 30°C. Il faut essayer d’apprendre une langue qui ne ressemble à rien de connu (le soir = pel lenguietch, pour vous donner un exemple) et trouver une manière de rester présentable quand on sue à grandes eaux dès qu’on marche plus de deux minutes (je cherche encore la solution).

C’est assez fascinant, et finalement on passe peu de moments de notre vie à être dans la totale découverte, à s’étonner tous les jours de choses nouvelles, de raisonnements opposés aux nôtres, de fonctionnements qu’on ne suspectait pas. C’est ce qu’on cherchait en partant au bout du monde et c’est bien là.

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Mais comme la nature humaine cherche toujours à se rattacher au rivage, j’ai hâte de me sentir complètement chez moi. Et ces quelques semaines d’étonnement m’ont amené à réfléchir à ce que ça veut dire, « chez soi ». De quoi a-t-on besoin pour se sentir à la maison ? Je crois que pour l’instant, je pourrais le résumer à ça  :

  • Des proches. C’est peut-être dû à mon habituelle hyperactivité sociale, mais c’est pour l’instant ce qui me saute le plus au visage. Il faut des gens avec qui rire, partager, prendre du recul, débattre et exposer ses doutes.
  • Savoir où se trouve quoi. Avoir au moins une petite idée d’où aller pour trouver une table de chevet, un dentiste ou des petites cuillères.
  • Des kiffs. Trouver des activités, des rituels, où on se fait vraiment plaisir. A Paris c’était me faire un ciné toute seule en mangeant un Cream Crisp ou rentrer en vélo et regarder la Seine tellement c’est beau. Ici j’ai l’impression que ça va se terminer en massages et autres les-spas-sont-a-un-prix-accessible-et-sont-trop-oufs-youpi-allelouia-enfin-depuis-le-temps-que-j’ai-mal-au-dos.
  • Un toit. Quand on a commencé à chercher un appart, Géraldine m’a dit « ça sera votre sanctuaire ». Le terme m’avait paru exagéré, mais pourtant il y a de ça. Un endroit, quelque part dans la ville, où ce sont nos propres règles, nos propres goûts, nos propres objets, familiers, qu’on a choisis.
  • Une routine. C’est paradoxal parce c’est bien ce à quoi on essaie d’échapper. Et pourtant, manger la même chose tous les matins au petit dej, connaître par cœur le chemin du boulot, connaître par cœur les rayons du supermarché, c’est aussi ça, la vie.

Bientôt sur vos écrans : réflexions diverses et variées sur ce pays et la vie à l’étranger, vais-je allonger ma liste d’indispensables pour se sentir à la maison (camembert, abonnement ugc illimité, etc.), trucs et astuces de survie, etc, etc.

Happy days juillet / Le temps passe et passe et passe

Bon. On galère (sur internet hein, pas dans la vie). On est toujours dans le même tourbillon de la vie qu’en juin, à savoir que ça y est Jess est partie au bout du monde, et qu’elle est pas mal en mode THIS GIRL IS ON FIRE et que moi aussi je prépare mon départ à un autre bout du monde. Ainsi qu’en vacances. Bref, donc la vie est ouf, la vie du blog est moins ouf.

On vous prépare un truc pas mal dès la rentrée, mais en attendant…

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Cheers !