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DIY et tranches de vie

Tag: Couture

BOOYAH – Le sac en cuir du soleil

Yo mes castors !

Aujourd’hui je partage avec vous ma dernière (et une de mes plus grandes) fierté: cet incroyable sac en cuir fait par moi-même (foule en délire, remise des oscars, etc.)

Sac cuir 1

Un sac aussi à l’aise à la Défense que dans les arbres

JE SAIS JE SAIS c’est hallucinant, moi non plus je ne m’en remets pas… Je ne vais pas vous faire une explication complète parce que c’était une telle galère que je ne le recommande à personne. Néanmoins, si vous voulez tenter l’expérience, je vous recommande ces deux tutoriels qui m’ont bien servi : Buy or Diy leather tote et Simple leather tote bag.

Sac cuir 2

Pour la petite histoire, l’idée derrière ce sac était de pouvoir le prendre au bureau, mettre mon ordi dedans etc. Avant, j’avais un sac à dos rouge Victorinox donné par mon Papa, certes ultra pratique, mais non-validé par la brigade du style. Et au bout du deuxième commentaire par mes supérieurs (« À chaque fois que je pars en rendez-vous avec toi, j’ai l’impression d’aller en rando » et « Il est non-standard ton sac ») je me suis  dit qu’il était temps de prendre les choses en main.

Sac cuir 3

Le fond ! Incroyable

Pour le matos : le cuir vert foncé m’a été donné par Jess et provenait de son grand-père tailleur (et c’est parce qu’elle me l’a donné que j’ai eu l’idée du sac) (c’est du vrai cuir, c’était la première fois que j’en utilisais) et le cuir jaune est du simili cuir de chez Tissus Reine.

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LE raté du sac, l’assemblage des poignées et du corps du sac

Il y a eu quelques moments de désespoir, notamment dans les phases de découpe (ce n’est toujours pas mon truc, mais je m’améliore) et quand j’ai fait n’importe quoi pour les poignées (d’ailleurs elles sont un peu longues, ce sera corrigé un jour peut-être). Il y a eu de grands moments de joie, surtout quand j’ai découvert que mon pied de machine à coudre pouvait se soulever pour que je coince 7 ou 8 épaisseurs de cuir en dessous. Et quand ma machine a réussi à coudre le fond alors là c’était fou (je salue sa performance).

Sac cuir 5

Enfin ça reste correct

Quelques secrets découverts en cours de route pour la couture du cuir :

1. Ne cherchez pas à mettre des épingles, c’est trop épais (et même dans le simili cuir ça passe mais ça fait des petits trous qui ne partent plus)

2. Le scotch double face est votre ami (j’en ai mis des tonnes avant d’assembler la partie jaune sur le vert à l’extérieur)

3. Les pinces de bureau aussi (franchement le top pour remplacer les épingles)

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L’incroyable fond sous un autre angle

Pour info, c’est un sac immense où je peux mettre ma vie entière en plus de mon ordinateur, et à l’intérieur (qui est aussi en simili jaune) il y a deux poches pour faciliter la fouille devant les portiques du métro. Par contre il pèse.

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Détail de la découpe et de la couture (sans doute ma plus grande fierté vu mon niveau global)

Si je devais apporter des modifications (si c’était à refaire en gros, sauf que je ne pense pas me relancer un jour dans cette aventure sans matériel plus adapté) : je rajouterais une pression ou aimant pour pouvoir le refermer, et j’essaierai de trouver une méthode différente d’assemblage pour alléger un peu le tout, là il y a beaucoup d’épaisseurs de cuir. Mais malgré ces petits défauts, je suis quand même HYPER FIERE ! (et je le montre à tout le monde)

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Qu’est ce que vous avez pour aller au bureau comme sac ? Un gros sac à dos de consultant ou vous avez réussi à passer entre les mailles du conventionnel?

N’oubliez pas de continuer à voter pour nous tous les jours aux Golden Blog Awards ! Et kidnappez les portables de vos collègues et amis pour aller voter ! 

Expérience #3 – DIY des cadeaux de noël – 3ème partie : Le snood

Allez les lutins, on termine la série des crash-test des cadeaux de noël avec le Snood fait pour ma cousine, basé sur ce tutoriel de Lisa de Make my Lemonade, encore et toujours… Quel talent.

Qu’est ce qu’un snood me demande-t-on ? Vous savez ces écharpes en tubes là… Beh voilà c’est ça.

Ce petit détail réglé, on y va c’est parti. Première remarque globale : c’est un bon DIY à faire si vous voulez vous entraîner à découper et coudre droit (non, je ne dirais pas que c’est un DIY facile, ça n’existe pas) (la preuve j’ai réussi à me planter du début à la fin). Le résultat final fait son petit effet, même si je n’irai pas jusqu’à dire comme Lisa que l’on atteint les dimensions parfaites du snood. Modération en toute circonstance.

Ce snood a commencé par l’achat du jersey matelassé chez France Duval-Stalla. Mon conseil de débutante de la vie sur l’achat de tissu : faites des schémas pour optimiser la quantité que vous prendrez. En l’occurrence, j’ai fait tellement n’importe quoi (pour des gens bien) et j’en ai tellement acheté que je pourrais facilement ouvrir une usine à sweats matelassés. Le rêve de toute une vie, n’est-ce pas merveilleux ? Merci moi.
Ensuite j’ai décidé de zapper les perles argentées parce que j’y croyais pas trop, et que j’avais lu dans les commentaires que c’était bien de faire ça avec du fil à pêche, que j’en n’avais pas, qu’on était le 23 décembre etc. Pas de temps à perdre, j’étais pas là pour enfiler des perles (… humour léger).

Une fois tout ce matériel rassemblé, un moment intéressant (pour ne pas dire tout à fait agaçant) a été la découpe, pour les raisons suivantes :
1. J’ai réalisé à ce moment là que j’avais très mal optimisé la quantité de tissu achetée, donc me suis maudite bruyamment
2. C’est pas facile facile de découper droit cette chose, d’autant que je n’avais pas encore acquis mon INCROYABLE cutter rotatif qui me réconcilie avec le découpage. Donc c’était plutôt vilain en termes de découpe.

Au moment de l’assemblage, j’ai soudain pris la confiance et
1. ai mal réglé ma machine à coudre (la pression du pied pour être exacte) mais ça je ne m’en suis aperçue qu’à la fin
2. ai arrêté de suivre le tutoriel, pour une raison qui m’échappe encore, enfin non je pensais que j’avais compris. Évidemment, j’avais rien compris, j’ai dû tout découdre et recoudre. Moralité : humilité constante face à sa machine à coudre.

Le point positif, c’est que malgré tous ces ratés qui ont évidemment doublé le temps théorique passé à faire ce DIY, le résultat est plutôt sympa et rend pas trop mal. Et ça on aime, les DIY qui pardonnent. Faut aimer les gros snoods évidemment. Je vous laisse juger du résultat directement sur ma cousine Joëlle !

DIY Snood 1
On se dit à bientôt pour de nouvelles expériences DIYesques!

Retrouvez ici les autres expériences des cadeaux de noël de l’espace : le sac pour les boys et la marionnette 

Expérience #3 – DIY des cadeaux de noël – 2ème partie : La marionnette

Aujourd’hui, pour le deuxième post de la série « on refait noël », je vous propose l’étude du DIY deglingos marionnette de Make My Lemonade.

Donc là vous avez jeté un oeil au lien, regardé vite fait, et vous avez vu « difficulté : facile, durée : une heure ». Permettez-moi de briser vos rêves dès maintenant : ce n’est pas le cas. Me concernant ça a plutôt été : « difficulté : hardcore trash, durée : quatre heures ». Briseuse de rêves j’ai dit.


DIY Marionnette 1

Allez on attaque avec la liste des ingrédients, parce que déjà là ça commençait bien.

la fausse fourrure : c’est cher cette chose hein. J’ai pris un truc de seconde zone chez tissus Reine en me disant que ça ferait plus marionnette, résultat on voit un peu au travers. Mais je le sentais pas avec un grosse fausse fourrure de Mamie.

la feutrine : facile, j’ai trouvé la mienne dans mon nouveau magasin préféré de la Défense : Cultura. Un choix incroyable de feutrines. Des couleurs pour tous les goûts.

la colle néoprène : ça m’inquiétait un peu cette histoire de colle, vu que la marionnette était destinée à mon neveu qui est âgé d’un an. Donc j’ai acheté de la colle néoprène green (enfin un truc qui s’appelle comme ça et qui avait l’air un peu moins toxique que la version originale). Erreur.

la mousse : aaaah. La mousse. Une belle aventure, qui m’a permis de visiter les bas-fonds des alentours du marché Saint-Pierre, où je me suis retrouvée dans des sortes de magasins de l’enfer poussiéreux et glauques, avec de la mousse de toutes les formes mais où on ne voulait me vendre que des rouleaux à 50€. « Non non c’est juste pour une marionnette ». Bref, donc après 3 ou 4 magasins, j’ai trouvé mon bonheur en haut de la rue Seveste. Bon courage donc.

Après avoir rassemblé tous ces éléments dans la panique des courses de noël, je me lance dans l’histoire, à peu près sure que ça ne me prendra que 1h30.

Premier obstacle : la colle ne semble pas coller. Même après les 10 minutes d’attentes règlementaires (apparemment c’est comme ça que ça marche la colle néoprène), ça ne colle pas. 25 minutes : colle pas. Après une bonne heure d’essais infructueux qui m’ont laissé les doigts pleins de colle, je décide de faire ce que j’aurais dû faire dès le début : coudre la bête à la main. Pas de photos à l’appui pour cette étape intermédiaire mais ça avait un petit air de Frankenstein, et surtout, bah ça marchait.

J’ai également cousu la bouche en carton de façon un peu violente (après avoir encore une fois essayé infructueusement de la coller).

Côté couture de la fourrure, pas d’incident particulier, vous le voyez sur les photos je n’ai pas cousu les oreilles suffisamment écartées donc ça fait une tête bizarre. Je m’y suis reprise à plusieurs fois pour les faire ces oreilles d’ailleurs dans le découpage du tissu, j’avais prévu trop court la première fois dans les valeurs de couture et le morceau de mousse ne rentrait pas. Toujours un bonheur de recommencer.

DIY Marionnette  2

Petit raté également sur une des dernières étapes, au moment de l’assemblage de la tête en mousse et de la fourrure. Il faut commencer par coller la bouche, comme vous le voyez sur les photos je l’ai collée un peu en décalé et du coup on dirait que la bête a un bout de bouche qui sort en permanence. Ce qui lui donne un air tout à fait intelligent et pas du tout baveux.

Pour l’étape de l’assemblage cou et tête, là j’avoue que j’étais à bout de nerfs dans un salon en état apocalyptique avec de la colle partout, donc je l’ai fait rapidement, voire sauvagement, mais la fausse fourrure pardonne, même quand elle est de seconde zone.

J’ai un doute sur le fait de coller les yeux et le nez sur la fausse fourrure d’ailleurs, je l’ai fait, mais pense qu’à l’usage ça risque de se décoller. (Je vous épargne le fait que je trouve les yeux trop rapprochés). Est-ce que là aussi un point de couture serait envisageable ? Pas sure parce qu’il faudrait prendre la mousse aussi. À tester la prochaine fois (qui arrivera bientôt vu qu’il me reste pas mal de fournitures) (sans parler de ce tube de colle néoprène green à peine entamé dans lequel je ne crois plus).

DIY Marionnette 3

Le résultat : pas mal, la marionnette fait son petit effet, mon neveu a même joué un peu avec, donc c’est une petite victoire. Évidemment je ne vois que ses défauts et le fait qu’elle a une tête plus débile que l’original. Mais je ne vais pas cracher dans la soupe, j’ai reçu foultitude de compliments, donc j’accepte.
La grande moralité de cette expérience reste néanmoins : AUCUN DIY n’est facile. Aucun. Surtout avec de la colle green.

DIYeurs du dimanche, partagez vos astuces de colles, feutrines, fausses fourrures et mousses avec nous dans les commentaires !

Retrouvez la première partie de cette expérience ici avec le DIY Sac marin.

Expérience #3 – DIY des cadeaux de noël – 1ère partie : Le sac marin

J’attaque une petite série très personnelle pour vous raconter un bon défi que je m’étais lancée pour Noël dernier : faire tous les cadeaux à la main. Non non, pas les paquets cadeaux, les cadeaux. Alors je vais désamorcer quelques unes de vos attentes dès maintenant : sur les 8 prévus, je n’en ai fait que 5. Deux réactions possibles : c’est mal, ou bien c’est déjà pas mal. Vous choisissez. L’objectif ici est, bien sûr, de vous raconter ma vie, mais au-delà de ce sujet déjà passionnant, j’espère surtout que ça vous donnera envie de vous lancer !

Je vais donc vous faire une sorte de « crash-test de tuto » en trois parties. Lisa de Make my Lemonade si tu m’entends : j’ai suivi tes sages (et créatifs et talentueux) conseils et ai réalisé tes DIY snood, sac marin et marionnette.

On attaque avec les sacs marins pour l’ours, mon cousin et mon frérot.

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Première remarque préliminaire : enfin un incroyable DIY qu’on peut faire pour des hommes, et ça c’est suffisamment rare dans le monde magique de la couture pour être noté.
Deuxième remarque préliminaire : pas facile, ça demande de bien s’appliquer. Par contre : un résultat vraiment à la hauteur. Canon. Je suis même assez fière de ces cadeaux, ça tombe bien que j’en aie fait trois.
Troisième RP : mes premiers boutons pressions ! Une bonne galère, mais je recommande (d’en mettre un peu partout) (ça vous permettra de fermer et d’ouvrir tout, avec un côté sympa-rock).

Je ne vais pas rentrer dans chacune des étapes du tutoriel, Lisa les décrit très bien. Juste deux précisions et une petite amélioration :
1. Je ne sais jamais trop si les valeurs de couture sont prises en compte dans les patrons, là je crois pouvoir vous confirmer que non, au vu de la tête qu’avait ma poche. Après un petit redimensionnement à l’arrache c’est néanmoins passé crème.

2. Je pense que c’est un oubli de Lisa parce que vu son niveau global d’exigence, ça m’étonnerait qu’elle oublie l’OURLET AU NIVEAU DE LA FERMETURE DU SAC. En haut du tube quoi. Donc avant de refermer votre tube, je recommande un ourlet double pour bien finir la bête, ça rend bien.

3. Enfin, une petite modification pour vous permettre d’avoir une sangle réglable. Évidemment ça va être compliqué de vous l’expliquer mais je le tente (j’ai également tenté des photos mais elles sont d’une qualité déplorable) (donc on y va avec des mots, pour le panache) (après relecture, on ne comprenais rien, je vous mets quand même des photos) (sans vernis à ongles, la blogosphère est en émoi)

Boucle sac marin
Etape 1. Prenez votre boucle rectangulaire. Faites passer votre sangle autour de la petite barre du milieu et cousez la. Là vous avez donc votre sangle qui fait une petite boucle à un de ses bouts, fermée par une couture, et dans la boucle la boucle en métal. (Terrible cette explication)

Sangle sac marin
Etape 2. Prenez ensuite votre sangle par le bout non cousu/bouclé, et faites le passer dans votre boucle en demi-cercle déjà cousu au fond du sac. Puis fautes le passer dans la boucle carrée où vous avez cousu le bout de la sangle, sans faire de twist.

Etape 3. Et ensuite faites comme dans le tutoriel, sauf que vous ne faites qu’un seul retour.

Dans l’éventualité certaine que ce ne soit pas clair du tout, n’hésitez pas à regarder comment ça marche sur un de vos sacs chez vous.

Voilà mes lardons, en conclusion ce DIY est incroyable, je le recommande à toute personne ayant envie de transporter des choses. Enjoy, on se retrouve bientôt pour le deuxième épisode ! 

Expérience #2 : Pimp ton fauteuil

Pour cette série DIY, je me suis lancée dans un gros relooking de fauteuil. Je n’en savais rien en démarrant, mais cette expérience rassemble de la couture, du rembourrage d’assise et beaucoup, beaucoup, beaucoup de patience. C’est aussi la 1ère fois que je touche à une machine à coudre ou à un projet de rénovation quelconque, donc on sera indulgent sur le vocabulaire approximatif, si vous le voulez bien.

Point de départ : ce fauteuil (et son frère jumeau) qui appartenait à ma grand-mère.

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Un look art déco très appréciable, mais je ne suis pas parvenue à m’habituer à ce velours jaune/vert un peu vieilli, un peu poussiéreux. Je me suis donc dit « Modernisons-nous tout ça en ajoutant une touche de couleur flashy ! » (oui, je me parle sur ce ton)

Etape n°1 : le choix du tissu

Après 2 ou 3 bonnes heures chez Reine (le voisin du Marché Saint-Pierre, avec des tissus beaucoup moins alarmants), j’ai opté pour un orange/fushia assez épais. Complété par un passe-poil (c’est l’espèce de petit boudin qui fait les angles du coussin) de chez Petit Pan, boutique que je vous conseille d’ailleurs si vous cherchez des cadeaux mignons pour des enfants.

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Etape n°2 : l’état des lieux

La 1ère chose à faire, pour savoir un peu dans quoi on se lance, c’est de décortiquer le coussin d’origine et de voir de quoi il en retourne.

On défait toutes les coutures.

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Et on observe.

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A l’appel donc, on compte :

– Un coussin un peu ramolli
– Deux carrés de tissu pour le haut et le bas du coussin, une bande pour la tranche
– De la ouate pour arrondir les angles

– Un petit paquet de poussière.

La démarche va être simple : reproduire les deux carrés et la bande dans le nouveau tissu, puis recoudre tout ça ensemble, et rehousser le coussin.

Etape n°3 : La préparation du tissu

C’est parti donc, après avoir repassé les morceaux de tissu jaunes pour qu’ils soient bien à plat, on dessine les contours des formes sur le nouveau tissu avec une craie.

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Et on découpe tout ça.

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J’ai également marqué à la craie l’endroit où le tissu était assemblé, c’est là où on fera la couture.

Etape n°4 : La couture

Alors là mes amis, bon courage. J’admets que j’ai eu un sérieux coup de main de ma wonder tante Brigitte qui est une pro de la machine à coudre. Sinon le résultat final n’aurait pas été le même DU TOUT.

L’idée, donc, est d’assembler le tout dans une forme parallèpipédique, pour faire entrer le coussin à l’intérieur.

La où ça se corse, ne l’oublions pas, c’est que nous avons un passe-poil. Il faut donc assembler, d’une seule couture d’une seule, dans l’ordre : tissu 1, passe-poil, tissu 2.
On coud sur l’envers, pour avoir un résultat propre à la fin. Du coup, je vous le donne en mille : le passe-poil est caché entre les deux tissus, et il faut faire tout ça au toucher.

Pour simplifier un peu la tâche, étape incontournable : surfiler l’ensemble, pour que ça tienne un peu en place. Pour les novices : coudre grossièrement à la main, avec un fil de couleur, qu’on retirera à la fin.

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Etape importante également : surfiler les bords du tissu (ne me demandez pas pourquoi on dit surfiler dans les deux cas). Il y a un mode spécial sur la machine qui permet de le faire : ça fait des petits zigzags sur le bord du tissu et ça évite que ça s’effiloche joyeusement.

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Une fois ces précautions prises, les choses sérieuses : la couture.
Là, je n’ai pas de recette miracle : il faut faire, refaire plusieurs fois. Jusqu’à ce que le passe-poil soit bien collé à la couture, que les angles tombent pile en face. Sans ma wonder tante Brigitte je ne m’en serais probablement pas sortie, mais voyons le point positif : avec de l’expérience on peut y arriver.

Etape n°5 : le rembourrage

Pendant que votre tante / votre pote doué en couture assemble, vous pouvez vous atteler à rembourrer le coussin, pour lui redonner le moelleux de ses jeunes années.

On découd de quoi rentrer la main à l’intérieur.

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Puis on met là dedans un mélange de crin et de ouate. Toute l’astuce c’est de bien étaler pour un rendu homogène. La ouate sert surtout à donner un aspect plus fini aux angles et aux tranches.

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On referme le tout à la main, comme un chirurgien fier de son opération à coeur ouvert (ne nous sous-estimons pas).

Etape n°6 : La finition

Normalement, vous êtes prêts à faire rentrer le coussin dans sa toute nouvelle housse. On aura veillé à l’assemblage à laisser l’arrière ouvert pour pouvoir faire rentrer la bête à l’intérieur.

Positionnez-le, vous pouvez ajouter un peu de ouate encore pour combler les endroits où ça bâille.

On y est presque ! Il n’y a plus qu’à refermer à la main l’arrière du coussin. Prenez un fil solide parce qu’il faut tirer sec.

Résultat

Un fauteuil HEUREUX !

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Un fauteuil qui a connu la moquette de chez ma grand-mère, et qui continue à vivre, je sais pas vous, mais moi j’aime assez le symbole. Je mets à mon goût quelque chose qu’elle a aimé et choisi, ça me donne l’impression de partager quelque chose.

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NDLR n°1 : ça a l’air simple comme ça, mais on y a passé deux week-ends ENTIERS.
NDLR n°2 : l’homme qui partage mes fauteuils a autant sué que moi sur cet aprem DIY. Et on était d’accord tous les deux : ça fait beaucoup de bien de se poser plusieurs heures loin d’un ordinateur et de faire quelque chose de ses mains. Quand ça fait trois fois qu’on coud et qu’on découd on est moins philosophe, mais non vraiment, on vous le conseille.

8 conseils couture d’une pas trop douée de ses mains

Compagnons créatifs, bonsoir. On s’apprête à rentrer dans une sorte de mois à thème DIY/couture, un peu par hasard. Dans notre lancée « rien n’est parfait dans ce bas monde, et surtout pas les bloggeuses », un petit préliminaire s’imposait. Parce que non, ce n’est pas facile de faire de la couture, une machine ça fait peur, les aiguilles et les ciseaux, ça fait peur, et je vous parle même pas du papier de soie pour les patrons. Et il ne faut jamais JAMAIS croire un tutoriel qui s’annonce comme « facile ».

Quand j’ai commencé à faire du DIY et de la couture, et que je suivais bien pas à pas ce qu’on me disait de faire sur les internets, l’état d’esprit dans lequel je me retrouvais systématiquement c’était « c’est pas possible je suis vraiment nulle, non seulement je galère à chaque étape mais en plus le résultat est vilain ». Détresse. Désespoir. Et ça mes enfants, ça vous tue un mojo créatif.

Alors certes, je ne suis certainement pas née avec de l’or dans les doigts (est-ce vraiment la bonne expression ? ça fait un peu banquier je trouve). Mais je ne suis pas non plus un boulet complet, malgré ce qu’en ont pensé ma maitresse de CM1 le jour où mon cœur de fête des mères avait des angles (droits) ou ce bon pote qui m’a dit « toi, on sent que t’as l’envie, mais pas le talent ». Donc je me dis : si je galère, il doit y en avoir une palanquée d’autres derrière leurs écrans à se demander pourquoi la vie est si cruelle et surtout COMMENT ON FAIT.

Quelques trucs que j’ai appris sur la route, qui s’appliquent parfaitement à la couture, mais aussi je crois à tout type de DIY, même à la cuisine, qui vous aideront, j’espère, si ce n’est à réussir, au moins à échouer en toute détente.

Sac 2

  1. S’étaler

J’envie secrètement les gens qui n’habitent pas à Paris (ou bien les riches) (que j’envie régulièrement soit dit en passant) qui ont une pièce dédiée à la création et qui peuvent s’étaler et rien ranger derrière. Parce que la couture, faut pas avoir peur d’envahir l’espace quand on s’y met. Mon salon devient impraticable, au grand dam de l’ours avec qui je le partage : y’a des patrons sur la table à manger, ma boite à couture avec tout sorti sur la table basse, des tissus prêts à l’emploi sur le canapé et la table à repasser en plein milieu. Et moi. En pyjama.

Mais oui mais sans ça ce serait l’enfer ! S’il fallait tout ranger entre chaque étape, on s’en sortirait pas, imaginez deux secondes la planche à repasser ! Bref. Donc on s’étale, sans scrupules, c’est plus pratique. Et après, on range. Et on ramasse tous les fils qui sont par terre. Parce que c’est moche.

(NB sur ces fils : si un jour vous découpez de la fausse fourrure, faites le par la fenêtre, ça fait des poils partout. Le plus : on a l’impression d’avoir un chien. Le moins : on a l’impression d’avoir un chien)

  1. Ne pas attendre d’avoir 3 heures devant soi pour s’y mettre

Un jour, une couturière avisée m’a dit : « ça ne sert à rien de s’y mettre si tu n’as pas 2 heures devant toi ». Ça, ça marche pour « se mettre à coudre réellement », voir le conseil n°3. Par contre, et vous le savez si vous avez déjà essayé, il y a plein d’étapes pas drôles avant de réellement coudre : recopier les patrons, découper les patrons dans le papier de soie, recopier sur le tissu etc. Ces étapes-là, elles sont chiantes comme la pluie je trouve, mais elles supportent bien d’être réalisées un soir de semaine par-ci par-là, avant de regarder Orange is the new black par exemple. Et franchement, il n’y a rien de tel que de se mettre à coudre le week-end avec des pièces déjà épinglées. Ça vous zénifie la vie.

  1. Ne pas s’asseoir à la machine à coudre pour moins de 30 minutes

Par contre, un truc qui vous zénifie rien du tout, c’est d’être dans le rush. Le « ok j’ai un quart d’heure avant de partir au boulot, je peux faire cette couture toute droite facile »… NON NON NON. NEIN. Mauvaise idée. Panneau sens interdit. C’est mal. J’insiste parce que je l’ai déjà fait, et vous pouvez être sûr/e que c’est à ce moment-là que la machine va se coincer, que l’aiguille va casser, que la table va s’écrouler. Une machine à coudre, c’est comme un cheval : si vous êtes stressé/e, elle le sent. Et vous le fait payer.

Quand on s’assied à la machine, on prend son temps. Point. On accepte le moment de grâce.

  1. Respirer

L’aiguille prête, le tissu bien droit, le pied sur la pédale : ATTENTION VOUS ALLEZ COUDRE ! Et là, le niveau de concentration est tel que moi j’étais en apnée complète. Et ça, ça tue des gens. Alors vous allez me faire le plaisir de respirer profondément, et pas seulement avant de commencer le trait de couture. Pendant.

  1. Aller doucement

Oui, l’aiguille ne va pas vite. Non, ce n’est pas grave. Maintenant que vous respirez, acceptez d’aller LENTEMENT. De bien positionner les tissus avant de commencer. De découdre si ce n’est pas parfait. D’y aller tranquille. La machine le sentira (tel un bon cheval docile) et saura vous aider.

  1. Demander de l’aide en cas d’extrême détresse

Même à des gens qui ne savent pas faire de la couture. Le jour où je me suis retrouvée assise par terre au milieu de mon salon impraticable en pyjama un dimanche à 14h, que j’avais les larmes aux yeux et que je hurlais à la mort « MAIS CHUIS TROP NULLE » parce que j’avais monté ma première pression à l’envers, j’ai apprécié que l’ours me prennent le schmilblick des mains et y aille au tournevis pour enlever délicatement la dite pression. Parfois, on craque, et ma foi, c’est normal. Mais faut pas rester dans son caca de couture tout/e seul/e. Faut emmener quelqu’un avec.

  1. Ne pas s’exciter quand on découvre qu’on ne pourra pas finir aujourd’hui (également nommé : savoir s’arrêter)

La nuit tombe, vous êtes à l’étape 5 sur 14, ça fait trois fois que vous vous battez avec votre machine pour décoincer un gros tas de fils dans la canette (ah le langage de la couture…), vous n’avez rien fait d’autre de votre journée, vous avez les yeux qui piquent… C’est le bon moment pour s’arrêter. Mais vous vouliez finir absolument, il ne reste pas grand-chose à faire ? FAUX. Mais c’est un cadeau pour machin ? MACHIN IL LE SAIT PAS DONC IL ATTENDRA. Faut pas se rendre dingue. C’est un passe-temps, on n’est pas dans une usine chinoise sous-traitante de Primark là.

  1. La deuxième, et parfois la troisième, c’est la bonne.

Je ne réussis rien du premier coup. Surtout en cuisine, et surtout en couture. Donc c’est bien de s’entrainer, avec vos chutes de rideaux, avec des vieux t-shirts moches. Ou sinon juste d’accepter que la première ne sera pas parfaite. Ce. N’est. Pas. Grave. Evitez juste de la faire avec le tissu à 50€ le mètre.

Sac 1

Voilà, évidemment je n’ai pas parlé de plein de choses, tout ça n’est pas pratique ni rien. Mais j’aime bien me répéter ces conseils avant de m’y mettre, parce que si j’ai progressé, j’ai encore un loooong chemin à parcourir avant d’être une vraie star, et il y aura surement encore quelques crises avant d’y arriver. Tout ça pour dire que ce n’est pas grave de rater, et que tout le monde y est passé à un moment donné.

Et vous ami/es de la machine, des conseils, des secrets de réussite à partager ?