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DIY et tranches de vie

Tag: déco

Pinter pour mieux penser

Quand Pinterest à fait son entrée dans nos vies il y a deux ou trois ans, j’ai regardé ce nouveau réseau avec curiosité, comme j’avais regardé Twitter (vite abandonné) et Google+ à l’époque où c’était encore considéré comme un réseau social (encore plus vite abandonné). J’ai « pinné » quelques images stylées (si ça ne vous embête pas on dira « pinter » pour la suite de cet article), et puis j’ai rangé mon compte au placard, pas convaincue que mes images passionnent les foules.

Pinterest

J’ai fait quelques recherches malgré tout au moment où j’ai du faire des travaux dans mon appart : le carrelage de ma salle de bains en est directement inspiré, et la déco de ma future maison (de quand j’aurais 300 m2) aussi. Je rallumais également l’appli parfois dans les moments de détresse vestimentaire, en faisant défiler les images de la catégorie « mode femme » à la recherche d’idées. J’allais aussi parfois y puiser de l’inspiration culinaire, avec des recherches assez efficaces sur des mots clefs- spaghetti, chou fleur ou mozzarella.

Une petite consommation molle et très passive en somme.

Puis, la semaine dernière avec Gé on a pris place dans un cours de la School of Life (on en reparlera sûrement), entourés de gens plus incroyables les uns que les autres. A notre gauche, une créatrice culinaire 100% végétale, à notre droite, une designeuse de lingerie. Au tableau, une ancienne pro de la mode, actuelle directrice de la School. Et elles juraient toutes par Pinterest. L’une d’entre elle a très justement dit « Pinterest n’est pas un réseau social, c’est une manière de collectionner ses idées ».

Et avec cette phrase toute bête, elle a rendu toutes ses paillettes à ce site. Effectivement, on s’en fiche du nombre de followers et de repins (repints ?). On s’en fiche aussi de ce que pintent nos amis.

En revanche, quand on cherche quelque chose de précis, c’est une mine d’or, et en se créant des tableaux secrets on peut tout collectionner sans afficher au monde le détail de nos projets et envies.

Celle qui était styliste nous a expliqué que dans son métier, ils fonctionnaient énormément comme ça, par tableau secret partagé. Pour nous illustrer le propos elle nous a envoyé illico un tableau qu’elle avait nommé « des vestes pour aller bosser », ou elle avait collectionné tout un tas d’images de vestes qui lui plaisaient. C’est sur qu’avec ça en poche on ne reste pas bras ballants en magasin sans avoir la moindre idée de ce qu’on veut.

Quelques jours plus tard je suis partie en week-end chez une amie qui a organisé l’an dernier le plus beau mariage auquel j’ai assisté. Pinterest, m’a-t-elle dit ? Tout vient de la. Les gens pensent que j’ai plein d’idées, mais en fait je copie ! Et effectivement, elle a collectionné sur un tableau les images qu’elle aimait bien de robes, de bouquets, de décoration, de faire part… Je ne sais pas s’il faut parler de copie, j’aurais plutôt dit inspiration, parce qu’on finit toujours pas refaire les choses à sa sauce.

Là, en quelques clics on accède à une bibliothèque d’images et d’idées sans fin, et on élargit instantanément ses sources d’inspiration.

Tour ça m’a bien donné envie de m’y remettre à ce réseau. On avait créé un compte pour le blog, mais on n’a pas tout de suite trouvé quoi vous partager… On va re-soumettre l’idée au conseil d’administration, vous trouverez certainement l’issue de nos discussions dans Google news.
En attendant, pintez !

 

PS : En attendant aussi, n’oubliez pas de voter pour nous aux Golden Blog Awards !

Range ta chambre

Je suis bordélique par nature. Pas une petite bordélique, non, une vraie bordélique au point qu’à 7 ans ma mère a mis tous mes jouets dans un sac poubelle dans la cave, et je ne m’en suis même pas rendu compte. A 15 ans j’ai accroché sur la porte de ma chambre une pancarte qui disait « Le désordre est le délice de l’imagination », histoire de préparer psychologiquement le visiteur. (j’aurais bien voulu mais ça n’est pas de moi, c’est Claudel)

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Je suis de ceux qui éprouvent un vrai plaisir à laisser leurs affaires en tas par terre quand ils vont se coucher. Vraiment, ça m’apporte une espèce de joie immédiate. Quand quelques jours plus tard je dois ranger, je me maudis bien sûr, mais sur le moment mon esprit court-termiste crie bien plus fort que tout le reste.

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Et pourtant, si partout on nous encourage à acheter plein de trucs pour que ça soit le bordel dans nos apparts parisiens, les magasins de déco, eux, tous consuméristes soient-ils, nous font baver devant des placards avec deux t-shirts et un bibelot. Franchement, quand je vais chez Muji j’ai envie de déposer un dossier de location tellement je suis sûre qu’on doit être super zen dans leurs salons beiges et vides.

Forte de cette contradiction, j’ai essayé de prendre les choses en main et de vivre, moi aussi, dans un oasis de simplicité et de placards vides. J’ai entendu parler d’un bouquin de Marie Kondo, que je me suis empressée d’acheter : The life-changing magic of tyding-up. Autant les mecs qui traduisent « the hangover » par « very bad trip » je me dis qu’ils feraient mieux de changer de métier, autant là, le mec qui a fait le titre j’ai envie de l’embaucher pour qu’il fasse mes PowerPoint à ma place.

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Il a fallu quelques pages pour que je réalise que j’étais en train de lire un bouquin sur le ménage. Quelques pages aussi pour me rendre compte que cette Marie Kondo était une grande tarée, qui, petite, passait ses mercredis après midi à ranger les placards de ses frères, plutôt que de jouer avec ses copines. Pour autant, son enseignement n’est pas inintéressant. Son conseil : conserver uniquement les objets qui nous procurent de la joie. Tout le reste peut partir à la poubelle et ne vous manquera jamais. Exit bien sûr les vêtements démodés, mais aussi la paperasse, les lettres d’amour, les pièces de rechange des appareils…
Si par mégarde vous balancez un truc utile, pas grave, il suffira d’en racheter. Au moins elle a résolu le paradoxe du consumérisme épuré : si tu achètes beaucoup, tu n’as qu’à jeter beaucoup (proverbe chinois).

Ce livre n’a pas changé ma vie, et n’a pas fait de mon appart un modèle pour Maisons & Jardins, mais m’a convaincue de l’inutilité d’entasser. Faire le test dans son placard à vêtements est probant : quand on a trop de fringues, on met toujours les mêmes trucs. Sur ce sujet vous pouvez aussi lire Gretchen Rubin, The Happiness Project, autre bouquin de self-help dans lequel je me suis perdue à une époque. Elle y dédie un chapitre, avec le mérite d’être un peu plus réaliste que Marie Kondo.

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Et vous, êtes-vous du genre collectionneur ou serial-jetteur ? Avez-vous des astuces pour assumer son bordel ?
PS : Oui, je me suis bien amusée à prendre des photos concepts de mon environnement réel !