N'importe Quoi pour des Gens Bien

DIY et tranches de vie

Tag: DIY (page 1 of 2)

Expérience #11 – l’exfoliant au café, produit beauté de l’extrême

Dans la famille des produits de beauté à faire tout seul, il y en a un qui remporte la palme de la facilité : c’est l’exfoliant. On peut débattre de l’utilité de s’exfolier, surtout quand on y pense une fois tous les trois mois, mais ça ne peut pas faire de mal, si ?

Géraldine avait déjà évoqué quelques recettes dans notre article sur la réduction de déchets dans la salle de bains. Mais je voulais apporter ma pierre à l’édifice avec une nouvelle recette et l’expérience de l’extrême qui l’accompagne.

Continue reading

Expérience #10 : l’aloe vera pour sauver ma crinière

Depuis que je vis en Rep Dom, mes cheveux (ainsi que ma vie) ont pris une autre tournure. Dit autrement, j’ai réveillé la bête. Ca doit être un mix d’humidité et de chaleur ambiante, de pollution et de bains de mer (assez) fréquents, ou le fait que je ne me lave les cheveux plus qu’une fois par semaine. Ou l’absence de bonnets en laine sur ma tête. Ou juste un autre période capillaire de ma vie. Toujours est-il que j’arbore maintenant quasiment une afro. Ne vous méprenez pas, ça m’enchante. Néanmoins, entre coiffure stylée et barbe à papa sèche sur la tête, il n’y a qu’un pas.

Continue reading

Expérience #9 : faire son déodorant maison, épisode 2

Vous me direz : est-ce bien raisonnable de faire des expériences sur le déodorant quand on vit dans un pays où il fait 35 degrés ? Et où en plus je me déplace à vélo ? Je vous dirais, c’est le goût du risque mes amis !

Mais plus sérieusement, c’est plutôt que quand j’eus fini mon déo français, je me suis retrouvée dans les allées du supermarché face à plein de produits « whitening ». Donc bon, l’aluminium passe encore, mais là ça a commencé à m’inquiéter. Globalement il y a tellement moins de normes de fabrication ici qu’il y a encore plus matière à se méfier que chez nous.

D’ailleurs il y a un truc avec les aisselles au Cambodge.

Continue reading

Expérience #7 : le DIY de la crème pour les mains anti-stress

En ce moment, j’ai une double obsession :

  • Vider mes placards : comme je vais bientôt déménager et que je surfe toujours sur des rêves de minimalisme, je caresse l’espoir de déplacer le moins d’objets possible. Je m’attèle donc tour à tour à finir ce qui traîne dans les placards : kilos de semoule, de pâtes, de farine (bonjour les gauffres au petit dej), conserves périmées, pots de miel (je crois sans exagération qu’on en a 26, mon cher et tendre ayant une passion pour ce produit)… Dans la salle de bains, même combat, je me tartine tous les matins d’ombre à paupières (même si ça mesure 1cm3, c’est pour provoquer l’énergie globale), de crèmes, de masques hydratants/détoxifiants/purifiants/puants. J’essaie de me faire les ongles (mais là encore l’objectif est lontain, je crois n’avoir jamais fini un vernis à ongles de ma vie). Bref, utiliser plutôt que jeter.
  • Limiter mes déchets : dès que je dois remplacer un produit, je me demande si il y a une alternative homemade ou avec moins d’emballage.

Portée par ces deux lubies, j’ai été confrontée à une double situation :

  1. L’hiver fait rage et je n’ai plus de crème pour les mains
  2. Je tombe régulièrement nez à nez avec le pot d’huile de coco acheté pour faire de l’après-shampoing (souvenez-vous, une vraie réussite).

Qu’à cela ne tienne, je me suis tournée vers mon ami google et lui ai demandé « DIY crème mains huile de coco ? ». Il m’a envoyé vers un site très complet et bien fait, qui explique la base de la crème maison : de l’huile végétale ,du beurre végétal, de l’huile essentielle et de la cire d’abeille. Dès l’intitulé « Recette ultra facile », j’ai senti que c’était the one.

J’ai donc scrollé jusqu’à « huile de coco », pour découvrir que la recette dite « anti-stress » me permettrait d’utiliser non seulement mon huile de coco, mais aussi mon huile essentielle de lavande acquise pour le même après-shampoing (ils parlent de « lavandin », mais comme je ne connais pas la différence j’ai considéré qu’on parlait de la même chose.). Bingo ! Wonderful ! Que demande le peuple ? Ma décision était prise : j’allais faire ma propre crème pour les mains anti-stress à base d’huile de coco, de beurre de kokum, d’huile essentielle de lavande, de cire d’abeille et de vitamine E.

J’ai failli être effrayée deux minutes par le terme « beurre de kokum ». Heureusement mon ami Google m’a permis de lever le mystère. Bon, on n’en mange pas tous les jours à la cantine, mais parfois on en croise.

kokum_fruit

Et oui Monsieur, c’est ça un kokum, et on fait du beurre avec l’écorce. De rien pour la minute culture gé, ça me fait plaisir.

En revanche, le Biocoop du coin n’avait visiblement pas lu cet article parce que point de beurre de kokum dans ses rayons. Ni de Vitamine E, ni de cire d’abeille. J’ai donc du m’aventurer pour la 1ère fois de ma vie dans le temple parisien de la cosmétique maison, j’ai nommé… Aroma Zone (musique solennelle).

C’est Gé qui m’a donné l’adresse, elle avait du s’y approvisionner pour son déo homemade. En entrant dans la boutique, j’ai vite compris qu’il ne s’agissait pas d’une petite adresse cachée que les hippies se refilaient sous le manteau. 200 ou 300 m2 de boutique, rayons rétroéclairés, signalétique digne d’un Carrefour Planet. Et des gens, que de gens ! Des queues de 30 personnes à chaque caisse. Clairement je n’étais pas une early adopter de la cosmétique maison. Et que je te remplis mon panier de sel rose de l’himalaya, de poudre de pivoine et d’huile d’andiroba… Il ne manquait plus que les poils de crapaud. Ils vendent même de l’huile de brocoli ! Depuis quand y’a-il du gras dans le brocoli ?!

Avec un choix aussi vaste, j’ai trouvé sans aucun mal mes ingrédients – qui n’avaient plus rien de mystérieux – et me suis retrouvée nez à nez avec mes propres contradictions.

L’idée était de se débarrasser de ça :

20160306_131147

Et je me suis retrouvée avec ça :

20160306_131205

Pour quelqu’un qui voulait vider ses placards, c’est raté. Pour quelqu’un qui voulait limiter les emballages plastiques, c’est loupé aussi. Il me restait l’objectif du naturel, et celui non dissimulé que la cosmétique maison, c’est un peu la pâte à modeler des adultes. C’est rigolo.

Et c’est parti pour l’assemblage ! Les détails techniques sont dans le lien cité plus haut, mais dans les grandes lignes, ça donne :

  • Faire fondre au bain-marie la cire et le beurre de kokum

20160306_132304

  • Une fois sorti du feu, mélanger avec le reste des ingrédients. La vitamine E fait office de conservateur naturel.
  • Verser tout ça dans le récipient, et laisser refroidir.

20160306_134127

Et VOI-LA ! Pour le coup la recette n’avait pas menti, c’est ultra facile et rapide.

Le résultat ? Ca sent fort la lavande. La consistance est un peu plus huileuse qu’une crème pour les mains traditionnelle, mais ça s’absorbe plutôt vite et bien. Une fois refroidi, le mélange est un poil trop dur pour le contenant que j’ai choisi. Je pense qu’il aurait mieux valu un petit pot dans lequel on se sert au doigt.

Je commence déjà à préparer la prochaine expérience. J’ai demandé à Google ce qu’on pouvait bien faire avec du beurre de kokum, il me parle de déodorant et de crème pour le corps. A suivre ?

20160306_183640~2

(J’avoue, sur la photo ce sont de vulgaires noix de Grenoble. Rien à voir avec la recette.)

Edit après 4 jours d’utilisation de la crème : l’huile de coco, le beurre de kokum, la cire d’abeille, j’aurais du m’en douter, mais tout ça durcit méchamment. Du coup ce joli flacon à pompe ne m’a plus été d’aucune utilité une fois que le tube en plastique est resté paralysé dans le produit, irrécupérable. J’ai donc tout fait refondre et j’ai mis ça dans un pot plat à couvercle, beaucoup plus adapté. Il faut un peu racler pour s’en mettre, comme pour un labello, mais ça passe. 

Ça sent également très fort la lavande. Si vous ne voulez pas passer pour un diffuseur d’huiles essentielles ambulant, je vous conseille de mettre moins de la moitié de la dose !

Mais l’objectif est là : j’ai les mains douces ! Youpi !

Expérience #5 : retaper une commode d’enfant

Mon amie Mathilde est pleine de surprises : interne en réanimation néonatale, elle passe ses repos de garde à chiner et retaper des meubles. Je lui ai rendu visite la semaine dernière. Elle venait de démarrer son congé mat, trois jours plus tôt, et débordait d’idées pour préparer la chambre de son fils, à sa manière. On s’est donc attelé à préparer la commode qui accueillera ses tous premiers vêtements.

La commode d’origine, achetée sur Le Bon Coin, avait déjà un certain charme. Un peu sixties, un peu sombre pour une chambre de bébé peut-être, mais des poignées stylées et une forme que l’on retrouve dans tous les magazines de déco en ce moment.

Capture d’écran 2015-10-25 à 22.13.29

Mathilde voulait aménager la chambre de son fils dans les tons vert / bleu. Après un petit repérage Pinterest (quand je vous disais que ce réseau connaissait un retour de hype énorme dans ma vie), voilà ce vers quoi on voulait tendre.

13642

13643

J’avoue que dans ma vie jusque là, j’ai peu retapé de meubles (pas du tout même), et je me suis basé sur l’expertise de ma pote.

Et la bonne nouvelle du jour : rien de sorcier. Il faut un peu de temps, un peu de place, un peu d’inspiration, mais on a obtenu un super résultat sans avoir besoin d’une maîtrise technique incroyable.

Alors, pour transformer une commode des années 60 en meuble de bébé tendance, il vous faudra :

ABM_1445582645

  • de la sous-couche spécial bois
  • de la peinture de la couleur de votre choix
  • du vernis à bois
  • de la cire pour bois peint

 

La 1ere étape, c’est de poncer tout ça à la ponceuse électrique, pour enlever le vernis d’origine, et préparer le bois à être peint. Pour plus de practicité sur ce type de meubles, il vaut mieux sortir tous les tiroirs et travailler en version démontée (ça vous rappellera vos aprèms Ikea, ça vous fera des repères).

L’intérieur des tiroirs avait besoin d’un petit rafraîchissement, il a donc fallu enlever les tissus qui les recouvraient et nettoyer quelques tâches d’encre.

Une fois le meuble mis à nu, appliquer une grosse sous-couche sur toutes les parties à peindre.

Puis, deux couches de peinture, en laissant bien sécher six heures entre les couches.

Mathilde avait repeint la semaine d’avant un mur de la chambre en vert amande, et avait donc choisi la même couleur, un ton plus foncé, pour le meuble.

meuble

Et hop, nous en sommes déjà à la finition. Une couche de vernis sur les pieds laissés couleur bois, et une couche de cire sur les endroits peints. Pour la cire vous pouvez m’étaler ça avec un vieux t-shirt, mais attention à la couleur ! Nous on a opté pour du gris qui laissait des peluches partout, il a donc fallu finir au sopalin.

Le résultat est la, une petite commode d’enfants toute mignonette.

image-570ee97c6fb68b94390bda8b1b07342fd3c3eb122a63566cdcd53266217f46a6-V

image-4715e9e2f2bc4c566bdde76e74470d08cad6f8e645ccd85ca0aadc1f23c4b053-V

BOOYAH – Le sac en cuir du soleil

Yo mes castors !

Aujourd’hui je partage avec vous ma dernière (et une de mes plus grandes) fierté: cet incroyable sac en cuir fait par moi-même (foule en délire, remise des oscars, etc.)

Sac cuir 1

Un sac aussi à l’aise à la Défense que dans les arbres

JE SAIS JE SAIS c’est hallucinant, moi non plus je ne m’en remets pas… Je ne vais pas vous faire une explication complète parce que c’était une telle galère que je ne le recommande à personne. Néanmoins, si vous voulez tenter l’expérience, je vous recommande ces deux tutoriels qui m’ont bien servi : Buy or Diy leather tote et Simple leather tote bag.

Sac cuir 2

Pour la petite histoire, l’idée derrière ce sac était de pouvoir le prendre au bureau, mettre mon ordi dedans etc. Avant, j’avais un sac à dos rouge Victorinox donné par mon Papa, certes ultra pratique, mais non-validé par la brigade du style. Et au bout du deuxième commentaire par mes supérieurs (« À chaque fois que je pars en rendez-vous avec toi, j’ai l’impression d’aller en rando » et « Il est non-standard ton sac ») je me suis  dit qu’il était temps de prendre les choses en main.

Sac cuir 3

Le fond ! Incroyable

Pour le matos : le cuir vert foncé m’a été donné par Jess et provenait de son grand-père tailleur (et c’est parce qu’elle me l’a donné que j’ai eu l’idée du sac) (c’est du vrai cuir, c’était la première fois que j’en utilisais) et le cuir jaune est du simili cuir de chez Tissus Reine.

Sac cuir 4

LE raté du sac, l’assemblage des poignées et du corps du sac

Il y a eu quelques moments de désespoir, notamment dans les phases de découpe (ce n’est toujours pas mon truc, mais je m’améliore) et quand j’ai fait n’importe quoi pour les poignées (d’ailleurs elles sont un peu longues, ce sera corrigé un jour peut-être). Il y a eu de grands moments de joie, surtout quand j’ai découvert que mon pied de machine à coudre pouvait se soulever pour que je coince 7 ou 8 épaisseurs de cuir en dessous. Et quand ma machine a réussi à coudre le fond alors là c’était fou (je salue sa performance).

Sac cuir 5

Enfin ça reste correct

Quelques secrets découverts en cours de route pour la couture du cuir :

1. Ne cherchez pas à mettre des épingles, c’est trop épais (et même dans le simili cuir ça passe mais ça fait des petits trous qui ne partent plus)

2. Le scotch double face est votre ami (j’en ai mis des tonnes avant d’assembler la partie jaune sur le vert à l’extérieur)

3. Les pinces de bureau aussi (franchement le top pour remplacer les épingles)

Sac cuir 6

L’incroyable fond sous un autre angle

Pour info, c’est un sac immense où je peux mettre ma vie entière en plus de mon ordinateur, et à l’intérieur (qui est aussi en simili jaune) il y a deux poches pour faciliter la fouille devant les portiques du métro. Par contre il pèse.

Sac cuir 7

Détail de la découpe et de la couture (sans doute ma plus grande fierté vu mon niveau global)

Si je devais apporter des modifications (si c’était à refaire en gros, sauf que je ne pense pas me relancer un jour dans cette aventure sans matériel plus adapté) : je rajouterais une pression ou aimant pour pouvoir le refermer, et j’essaierai de trouver une méthode différente d’assemblage pour alléger un peu le tout, là il y a beaucoup d’épaisseurs de cuir. Mais malgré ces petits défauts, je suis quand même HYPER FIERE ! (et je le montre à tout le monde)

Sac cuir 8

Qu’est ce que vous avez pour aller au bureau comme sac ? Un gros sac à dos de consultant ou vous avez réussi à passer entre les mailles du conventionnel?

N’oubliez pas de continuer à voter pour nous tous les jours aux Golden Blog Awards ! Et kidnappez les portables de vos collègues et amis pour aller voter ! 

Expérience #4 : Faire son propre après-shampoing (raté)

No-poo, low-poo… Ces termes envahissent nos conversations et j’ai l’impression de croiser à tout bout de champ des personnes se targuant d’avoir passé 5 jours / un mois / deux mois sans shampoing. Une précision tout de même : no-poo (raccourci de no-shampoo) est un terme que je trouve assez mal choisi. Ça n’est pas tant qu’on arrête de se laver les cheveux, c’est juste qu’on le fait par des méthodes naturelles, plus respectueuse de notre crâne et de nos égouts (dixit la foisonnante littérature sur le sujet, la, la, ou encore la).

Je n’ai pour ma part pas encore tiré de trait sur le shampoing de nos grands-mères (L’Oréal et affiliés donc), mais j’aime assez l’idée de réduire ses emballages, et les diverses pratiques du no-poo y contribuent, en fabriquant un maximum soi même. Je me suis donc dit, yala, yolo, si je faisais mon propre après shampoing.

C’est armée d’une recette prometteuse et de beaucoup d’espoir que j’ai dévalisé biocoop et clamé fièrement au caissier qui me demandait ce que je comptais faire avec de l’huile d’avocat « mais voyons, c’est pour faire mon propre après shampoing ! », telle une DIYeuse de l’extrême qui aurait fait son dentifrice toute sa vie. Il a eu l’air convaincu, j’y ai cru, et suis sortie de la toute fière de mon nouveau mode de vie naturel et responsable.

De retour dans ma cuisine, j’ai étalé mes armes de guerre sur le comptoir. Bilan des courses : de l’huile d’avocat, de l’huile de coco, de l’huile essentielle de lavande et de l’huile essentielle de romarin.

ABM_1444236769

Hum, ça fait beaucoup d’huile, la, non ? Non. Que nenni, me dis-je. Après tout, mes cheveux brutalisés par la pollution parisienne le valent bien. Ça sera leur junk-food à eux.

ABM_1444066571

Touilli, touilla, et voilaa. Une mixture huileuse jaune/verte, qui sent très fort la nature. J’ai mis tout ça dans un ancien pot d’exfoliant de l’époque où je consommait du plastique (genre), et j’ai attendu avec impatience ma prochaine douche.

ABM_1444066649

Enfin pas celle juste après, parce que ça me paraissait très huileux tout ça. Alors je l’ai mis au frigo une nuit pour que ça se solidifie.

Pas celle d’après après non plus, parce que ça avait trop durci, c’était completement inapplicable. J’ai du le remettre dans la douche pour que ça fonde.

Mais la douche d’encore après, là, oui. La, on y était.

Je me suis tartiné tout ça gaiement sur la tignasse, j’ai rincé, je me suis habillée et j’ai été prendre mon petit déj en attendant que ça sèche.

En attendant que ça sèche.
Que ça sèche.
Que ça sèche.

Ça sèche pas.
C’est trop huileux.

Retour douche.
Nouveau shampoing.

Après être arrivée une demi heure en retard au boulot – mon timing du matin ne couvre pas la double-douche- je me suis dit qu’ils avaient tout de même l’air pas mal, mes cheveux.

J’en ai donc déduit que j’avais totalement échoué à fabriquer un après shampoing, mais qu’en AVANT shampoing je me défendais. J’ai donc recyclé la mixture en masque prélavage pourlesjoursoujailetemps.

Voilà, c’était donc mon 1er produit de beauté maison (gé quant à elle excelle déjà dans le deo, souvenez vous). Je n’ai convaincu ni vous ni moi avec cette 1ere expérience, mais je suis motivée à tester plein d’autres choses (ou marques, quand j’aurai perdu tout espoir dans mes talents) nous permettant de jeter un peu moins de plastique dans les décharges.

Si vous êtes plus loin que moi sur le chemin de l’indépendance shampoinesque, je suis toute ouïe, envoyez vos astuces !

Et n’oubliez pas de voter pour nous aux Golden Blog Awards, vous pouvez le faire tous les jours !

DIY minimaliste – Sets de table scandinaves funkytown

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

Trois raisons pour lesquelles je kiffe ces sets de table :

  • C’est un bon entrainement pour découper et coudre droit (big love à mon cutter rotatif, bien que ma maîtrise en soit encore plus qu’imparfaite)
  • Ils vont bien dans l’idée « déco scandinave » que je me fais de mon salon (lointaine l’idée, lointaine)
  • Ils contribuent à mon grand projet de printemps, j’ai nommé « enfin utiliser tous ces tissus superbes que j’ai acheté il y a 1000 ans ».

J’entends d’ici la blogosphère couture ricaner : certes, quand on est balèze en couture, ce DIY est FACILE, EASY PEASY, Les Doigts Dedans. Mais j’ai envie de dire : y’a pas de petite victoire. Donc rigole blogo, je poste ce DIY parce qu’il est canon et qu’il permet de se la péter quand on a des invités. Et ça, c’est pas rien.
KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

Pour réaliser ces sets de table, il vous faudra :

Première étape, et pas des moindres croyez-moi : la découpe.

Après plusieurs essais peu concluants, j’ai fini par plier en trois puis en quatre mon carré de tissu (1,50 x 1,50 m), en aplatissant bien les plis au fer, puis à découper au cutter rotatif sur les plis. Autant vous dire que la précision n’était pas exactement au rendez-vous, ce qui se ressent dans le résultat final. ça contribue à l’esprit bohème-scandinave on va dire. Vous obtenez donc des rectangles de 50 x 37 cm environ.

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

Prenez ensuite deux rectangles, et épinglez-les endroit contre endroit (pas vraiment d’endroit ni d’envers avec mon lin magique mais on sait jamais avec votre tissu). Assemblez-les en faisant une couture à 1 cm (ou 0,5 cm si vous avez découpé parfaitement) du bord avec le fil de la même couleur que le tissu, en laissant juste une ouverture d’une dizaine de centimètres sur un des côtés.

Ouvrez-moi ces coutures au fer (étape dont j’avais sous-estimé l’importance, mais qui est en fait primordiale, surtout pour faire un bel ourlet au niveau de l’ouverture), et découpez les coins.

Puis retournez le tout en passant par l’ouverture de 10 cm, en faisant bien sortir les coins aux ciseaux. Réaplatissez les coutures au fer bien comme il faut. (En gros ce DIY c’est 80% de repassage, 15% de découpe et 5% de couture. J’exagère à peine.) À ce stade, vous avez une sorte de housse de coussin.

Piquez ensuite tout le tour à 0,5 cm du bord, toujours avec le fil assorti au tissu, donc là vous refermez votre ouverture. Fin de l’option housse de coussin.

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

On pourrait s’arrêter là, et on aurait des sets de table scandinaves déjà bien sympas. Mais c’est maintenant que le côté funkytown arrive : vous allez piquer des dessins (géométriques dans mon cas mais laissez parler votre créativité : triangles, flèches, chevrons…) avec du fil contrastant.

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

Petit tip : dessinez-les à la craie avant de vous lancer, c’est quand même plus safe. Deuxième petit tip : faites un point retour (j’ai un doute sur le fait que ça s’appelle comme ça) au début et à la fin de vos coutures pour plus de solidité.

ET VOILA ! Recommencez l’opération autant de fois que nécessaires pour épater la galerie lors de vos prochaines crêpes party.

Enjoy !

Expérience #3 – DIY des cadeaux de noël – 3ème partie : Le snood

Allez les lutins, on termine la série des crash-test des cadeaux de noël avec le Snood fait pour ma cousine, basé sur ce tutoriel de Lisa de Make my Lemonade, encore et toujours… Quel talent.

Qu’est ce qu’un snood me demande-t-on ? Vous savez ces écharpes en tubes là… Beh voilà c’est ça.

Ce petit détail réglé, on y va c’est parti. Première remarque globale : c’est un bon DIY à faire si vous voulez vous entraîner à découper et coudre droit (non, je ne dirais pas que c’est un DIY facile, ça n’existe pas) (la preuve j’ai réussi à me planter du début à la fin). Le résultat final fait son petit effet, même si je n’irai pas jusqu’à dire comme Lisa que l’on atteint les dimensions parfaites du snood. Modération en toute circonstance.

Ce snood a commencé par l’achat du jersey matelassé chez France Duval-Stalla. Mon conseil de débutante de la vie sur l’achat de tissu : faites des schémas pour optimiser la quantité que vous prendrez. En l’occurrence, j’ai fait tellement n’importe quoi (pour des gens bien) et j’en ai tellement acheté que je pourrais facilement ouvrir une usine à sweats matelassés. Le rêve de toute une vie, n’est-ce pas merveilleux ? Merci moi.
Ensuite j’ai décidé de zapper les perles argentées parce que j’y croyais pas trop, et que j’avais lu dans les commentaires que c’était bien de faire ça avec du fil à pêche, que j’en n’avais pas, qu’on était le 23 décembre etc. Pas de temps à perdre, j’étais pas là pour enfiler des perles (… humour léger).

Une fois tout ce matériel rassemblé, un moment intéressant (pour ne pas dire tout à fait agaçant) a été la découpe, pour les raisons suivantes :
1. J’ai réalisé à ce moment là que j’avais très mal optimisé la quantité de tissu achetée, donc me suis maudite bruyamment
2. C’est pas facile facile de découper droit cette chose, d’autant que je n’avais pas encore acquis mon INCROYABLE cutter rotatif qui me réconcilie avec le découpage. Donc c’était plutôt vilain en termes de découpe.

Au moment de l’assemblage, j’ai soudain pris la confiance et
1. ai mal réglé ma machine à coudre (la pression du pied pour être exacte) mais ça je ne m’en suis aperçue qu’à la fin
2. ai arrêté de suivre le tutoriel, pour une raison qui m’échappe encore, enfin non je pensais que j’avais compris. Évidemment, j’avais rien compris, j’ai dû tout découdre et recoudre. Moralité : humilité constante face à sa machine à coudre.

Le point positif, c’est que malgré tous ces ratés qui ont évidemment doublé le temps théorique passé à faire ce DIY, le résultat est plutôt sympa et rend pas trop mal. Et ça on aime, les DIY qui pardonnent. Faut aimer les gros snoods évidemment. Je vous laisse juger du résultat directement sur ma cousine Joëlle !

DIY Snood 1
On se dit à bientôt pour de nouvelles expériences DIYesques!

Retrouvez ici les autres expériences des cadeaux de noël de l’espace : le sac pour les boys et la marionnette 

Expérience #3 – DIY des cadeaux de noël – 2ème partie : La marionnette

Aujourd’hui, pour le deuxième post de la série « on refait noël », je vous propose l’étude du DIY deglingos marionnette de Make My Lemonade.

Donc là vous avez jeté un oeil au lien, regardé vite fait, et vous avez vu « difficulté : facile, durée : une heure ». Permettez-moi de briser vos rêves dès maintenant : ce n’est pas le cas. Me concernant ça a plutôt été : « difficulté : hardcore trash, durée : quatre heures ». Briseuse de rêves j’ai dit.


DIY Marionnette 1

Allez on attaque avec la liste des ingrédients, parce que déjà là ça commençait bien.

la fausse fourrure : c’est cher cette chose hein. J’ai pris un truc de seconde zone chez tissus Reine en me disant que ça ferait plus marionnette, résultat on voit un peu au travers. Mais je le sentais pas avec un grosse fausse fourrure de Mamie.

la feutrine : facile, j’ai trouvé la mienne dans mon nouveau magasin préféré de la Défense : Cultura. Un choix incroyable de feutrines. Des couleurs pour tous les goûts.

la colle néoprène : ça m’inquiétait un peu cette histoire de colle, vu que la marionnette était destinée à mon neveu qui est âgé d’un an. Donc j’ai acheté de la colle néoprène green (enfin un truc qui s’appelle comme ça et qui avait l’air un peu moins toxique que la version originale). Erreur.

la mousse : aaaah. La mousse. Une belle aventure, qui m’a permis de visiter les bas-fonds des alentours du marché Saint-Pierre, où je me suis retrouvée dans des sortes de magasins de l’enfer poussiéreux et glauques, avec de la mousse de toutes les formes mais où on ne voulait me vendre que des rouleaux à 50€. « Non non c’est juste pour une marionnette ». Bref, donc après 3 ou 4 magasins, j’ai trouvé mon bonheur en haut de la rue Seveste. Bon courage donc.

Après avoir rassemblé tous ces éléments dans la panique des courses de noël, je me lance dans l’histoire, à peu près sure que ça ne me prendra que 1h30.

Premier obstacle : la colle ne semble pas coller. Même après les 10 minutes d’attentes règlementaires (apparemment c’est comme ça que ça marche la colle néoprène), ça ne colle pas. 25 minutes : colle pas. Après une bonne heure d’essais infructueux qui m’ont laissé les doigts pleins de colle, je décide de faire ce que j’aurais dû faire dès le début : coudre la bête à la main. Pas de photos à l’appui pour cette étape intermédiaire mais ça avait un petit air de Frankenstein, et surtout, bah ça marchait.

J’ai également cousu la bouche en carton de façon un peu violente (après avoir encore une fois essayé infructueusement de la coller).

Côté couture de la fourrure, pas d’incident particulier, vous le voyez sur les photos je n’ai pas cousu les oreilles suffisamment écartées donc ça fait une tête bizarre. Je m’y suis reprise à plusieurs fois pour les faire ces oreilles d’ailleurs dans le découpage du tissu, j’avais prévu trop court la première fois dans les valeurs de couture et le morceau de mousse ne rentrait pas. Toujours un bonheur de recommencer.

DIY Marionnette  2

Petit raté également sur une des dernières étapes, au moment de l’assemblage de la tête en mousse et de la fourrure. Il faut commencer par coller la bouche, comme vous le voyez sur les photos je l’ai collée un peu en décalé et du coup on dirait que la bête a un bout de bouche qui sort en permanence. Ce qui lui donne un air tout à fait intelligent et pas du tout baveux.

Pour l’étape de l’assemblage cou et tête, là j’avoue que j’étais à bout de nerfs dans un salon en état apocalyptique avec de la colle partout, donc je l’ai fait rapidement, voire sauvagement, mais la fausse fourrure pardonne, même quand elle est de seconde zone.

J’ai un doute sur le fait de coller les yeux et le nez sur la fausse fourrure d’ailleurs, je l’ai fait, mais pense qu’à l’usage ça risque de se décoller. (Je vous épargne le fait que je trouve les yeux trop rapprochés). Est-ce que là aussi un point de couture serait envisageable ? Pas sure parce qu’il faudrait prendre la mousse aussi. À tester la prochaine fois (qui arrivera bientôt vu qu’il me reste pas mal de fournitures) (sans parler de ce tube de colle néoprène green à peine entamé dans lequel je ne crois plus).

DIY Marionnette 3

Le résultat : pas mal, la marionnette fait son petit effet, mon neveu a même joué un peu avec, donc c’est une petite victoire. Évidemment je ne vois que ses défauts et le fait qu’elle a une tête plus débile que l’original. Mais je ne vais pas cracher dans la soupe, j’ai reçu foultitude de compliments, donc j’accepte.
La grande moralité de cette expérience reste néanmoins : AUCUN DIY n’est facile. Aucun. Surtout avec de la colle green.

DIYeurs du dimanche, partagez vos astuces de colles, feutrines, fausses fourrures et mousses avec nous dans les commentaires !

Retrouvez la première partie de cette expérience ici avec le DIY Sac marin.

Older posts