(Sans ordre particulier)

1. On était en plein milieu d’un voyage en Colombie, qu’on voulait faire depuis qu’on avait débarqué dans les Caraïbes et qu’on avait découvert que Bogota est à 2h30 de vol. On venait d’en prendre plein la vue à Carthagène, et je venais de découvrir le pouvoir des ceviche.

2. Je voyageais avec mon incroyable mari et deux de mes meilleurs amis de la vie, qu’on ne voit pas souvent parce qu’ils habitent à New York. Et partir à l’aventure avec les gens qu’on aime ça fait partie des leçons de la vie d’adulte, souvenez-vous.

3. On était au 3ème jour d’un trek dans la jungle, celui où on atteint l’objectif du schmilblick : la Ciudad Perdida. C’était mes premières ruines précolombiennes, autant vous dire que j’étais émue (et pas que parce qu’on venait de se faire 1000 marches). Même si on était quelques touristes, et même si un type faisait voler son drone (shootez le moi), ça n’a pas été suffisant pour gâcher la magie du lieu. Une drôle d’énergie.

4. En vie, en bonne santé.

5. Le futur chamane de la communauté m’a accroché un bracelet autour du poignet (pas gratuitement mais quand même), pour la bonne fortune et le bonheur tout ça.

6. Plein de gens que je ne connaissais pas m’ont chanté Happy birthday to you, et j’étais même pas trop angoissée par le fait de ne pas savoir où me mettre ni quoi faire de mes bras pendant.

7. Notre guide m’a dit : Que cumple mucho más. Littéralement, « que tu en fêtes bien d’autres ».

8. On a eu des pâtes au repas du soir. Et un gâteau le lendemain en redescendant !

9. On était sans réseau téléphonique, donc j’ai reçu tous mes messages d’un coup quand on est rentrés.

10. Comme tous les jours du trek, on s’est baignés dans la rivière le midi et le soir (moment clef de récupération des cuissots), et on a bu des bières après la douche précaire de fin de journée.

11. Juan, un guide indigène, est venu nous raconter le concept du poporo pendant 25 minutes pendant le repas, et il était captivant et drôle et il aurait pu jouer dans Indiana Jones et la Ville perdue. Le poporo c’est un bâton sur lequel les hommes des communautés indigènes du coin mettent le mélange de poudre de coquillage et de feuilles de coca qu’ils mâchent en permanence. Ça fonctionne comme un journal intime de leurs pensées et de leurs intentions.

12. J’ai eu en cadeau un chapeau trop cool quand on est revenus à la civilisation.

Merci à Hilaire et Jehanne pour leurs photos !