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DIY et tranches de vie

8 conseils couture d’une pas trop douée de ses mains

Compagnons créatifs, bonsoir. On s’apprête à rentrer dans une sorte de mois à thème DIY/couture, un peu par hasard. Dans notre lancée « rien n’est parfait dans ce bas monde, et surtout pas les bloggeuses », un petit préliminaire s’imposait. Parce que non, ce n’est pas facile de faire de la couture, une machine ça fait peur, les aiguilles et les ciseaux, ça fait peur, et je vous parle même pas du papier de soie pour les patrons. Et il ne faut jamais JAMAIS croire un tutoriel qui s’annonce comme « facile ».

Quand j’ai commencé à faire du DIY et de la couture, et que je suivais bien pas à pas ce qu’on me disait de faire sur les internets, l’état d’esprit dans lequel je me retrouvais systématiquement c’était « c’est pas possible je suis vraiment nulle, non seulement je galère à chaque étape mais en plus le résultat est vilain ». Détresse. Désespoir. Et ça mes enfants, ça vous tue un mojo créatif.

Alors certes, je ne suis certainement pas née avec de l’or dans les doigts (est-ce vraiment la bonne expression ? ça fait un peu banquier je trouve). Mais je ne suis pas non plus un boulet complet, malgré ce qu’en ont pensé ma maitresse de CM1 le jour où mon cœur de fête des mères avait des angles (droits) ou ce bon pote qui m’a dit « toi, on sent que t’as l’envie, mais pas le talent ». Donc je me dis : si je galère, il doit y en avoir une palanquée d’autres derrière leurs écrans à se demander pourquoi la vie est si cruelle et surtout COMMENT ON FAIT.

Quelques trucs que j’ai appris sur la route, qui s’appliquent parfaitement à la couture, mais aussi je crois à tout type de DIY, même à la cuisine, qui vous aideront, j’espère, si ce n’est à réussir, au moins à échouer en toute détente.

Sac 2

  1. S’étaler

J’envie secrètement les gens qui n’habitent pas à Paris (ou bien les riches) (que j’envie régulièrement soit dit en passant) qui ont une pièce dédiée à la création et qui peuvent s’étaler et rien ranger derrière. Parce que la couture, faut pas avoir peur d’envahir l’espace quand on s’y met. Mon salon devient impraticable, au grand dam de l’ours avec qui je le partage : y’a des patrons sur la table à manger, ma boite à couture avec tout sorti sur la table basse, des tissus prêts à l’emploi sur le canapé et la table à repasser en plein milieu. Et moi. En pyjama.

Mais oui mais sans ça ce serait l’enfer ! S’il fallait tout ranger entre chaque étape, on s’en sortirait pas, imaginez deux secondes la planche à repasser ! Bref. Donc on s’étale, sans scrupules, c’est plus pratique. Et après, on range. Et on ramasse tous les fils qui sont par terre. Parce que c’est moche.

(NB sur ces fils : si un jour vous découpez de la fausse fourrure, faites le par la fenêtre, ça fait des poils partout. Le plus : on a l’impression d’avoir un chien. Le moins : on a l’impression d’avoir un chien)

  1. Ne pas attendre d’avoir 3 heures devant soi pour s’y mettre

Un jour, une couturière avisée m’a dit : « ça ne sert à rien de s’y mettre si tu n’as pas 2 heures devant toi ». Ça, ça marche pour « se mettre à coudre réellement », voir le conseil n°3. Par contre, et vous le savez si vous avez déjà essayé, il y a plein d’étapes pas drôles avant de réellement coudre : recopier les patrons, découper les patrons dans le papier de soie, recopier sur le tissu etc. Ces étapes-là, elles sont chiantes comme la pluie je trouve, mais elles supportent bien d’être réalisées un soir de semaine par-ci par-là, avant de regarder Orange is the new black par exemple. Et franchement, il n’y a rien de tel que de se mettre à coudre le week-end avec des pièces déjà épinglées. Ça vous zénifie la vie.

  1. Ne pas s’asseoir à la machine à coudre pour moins de 30 minutes

Par contre, un truc qui vous zénifie rien du tout, c’est d’être dans le rush. Le « ok j’ai un quart d’heure avant de partir au boulot, je peux faire cette couture toute droite facile »… NON NON NON. NEIN. Mauvaise idée. Panneau sens interdit. C’est mal. J’insiste parce que je l’ai déjà fait, et vous pouvez être sûr/e que c’est à ce moment-là que la machine va se coincer, que l’aiguille va casser, que la table va s’écrouler. Une machine à coudre, c’est comme un cheval : si vous êtes stressé/e, elle le sent. Et vous le fait payer.

Quand on s’assied à la machine, on prend son temps. Point. On accepte le moment de grâce.

  1. Respirer

L’aiguille prête, le tissu bien droit, le pied sur la pédale : ATTENTION VOUS ALLEZ COUDRE ! Et là, le niveau de concentration est tel que moi j’étais en apnée complète. Et ça, ça tue des gens. Alors vous allez me faire le plaisir de respirer profondément, et pas seulement avant de commencer le trait de couture. Pendant.

  1. Aller doucement

Oui, l’aiguille ne va pas vite. Non, ce n’est pas grave. Maintenant que vous respirez, acceptez d’aller LENTEMENT. De bien positionner les tissus avant de commencer. De découdre si ce n’est pas parfait. D’y aller tranquille. La machine le sentira (tel un bon cheval docile) et saura vous aider.

  1. Demander de l’aide en cas d’extrême détresse

Même à des gens qui ne savent pas faire de la couture. Le jour où je me suis retrouvée assise par terre au milieu de mon salon impraticable en pyjama un dimanche à 14h, que j’avais les larmes aux yeux et que je hurlais à la mort « MAIS CHUIS TROP NULLE » parce que j’avais monté ma première pression à l’envers, j’ai apprécié que l’ours me prennent le schmilblick des mains et y aille au tournevis pour enlever délicatement la dite pression. Parfois, on craque, et ma foi, c’est normal. Mais faut pas rester dans son caca de couture tout/e seul/e. Faut emmener quelqu’un avec.

  1. Ne pas s’exciter quand on découvre qu’on ne pourra pas finir aujourd’hui (également nommé : savoir s’arrêter)

La nuit tombe, vous êtes à l’étape 5 sur 14, ça fait trois fois que vous vous battez avec votre machine pour décoincer un gros tas de fils dans la canette (ah le langage de la couture…), vous n’avez rien fait d’autre de votre journée, vous avez les yeux qui piquent… C’est le bon moment pour s’arrêter. Mais vous vouliez finir absolument, il ne reste pas grand-chose à faire ? FAUX. Mais c’est un cadeau pour machin ? MACHIN IL LE SAIT PAS DONC IL ATTENDRA. Faut pas se rendre dingue. C’est un passe-temps, on n’est pas dans une usine chinoise sous-traitante de Primark là.

  1. La deuxième, et parfois la troisième, c’est la bonne.

Je ne réussis rien du premier coup. Surtout en cuisine, et surtout en couture. Donc c’est bien de s’entrainer, avec vos chutes de rideaux, avec des vieux t-shirts moches. Ou sinon juste d’accepter que la première ne sera pas parfaite. Ce. N’est. Pas. Grave. Evitez juste de la faire avec le tissu à 50€ le mètre.

Sac 1

Voilà, évidemment je n’ai pas parlé de plein de choses, tout ça n’est pas pratique ni rien. Mais j’aime bien me répéter ces conseils avant de m’y mettre, parce que si j’ai progressé, j’ai encore un loooong chemin à parcourir avant d’être une vraie star, et il y aura surement encore quelques crises avant d’y arriver. Tout ça pour dire que ce n’est pas grave de rater, et que tout le monde y est passé à un moment donné.

Et vous ami/es de la machine, des conseils, des secrets de réussite à partager ?

3 Comments

  1. Vous êtes géniale!!! Merci pour ces précieux conseils.

  2. tres drole je me suis reconnue en tout point. me sens moins seule pour le cout

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