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DIY et tranches de vie

À propos des sensations oubliées


Après 4 mois en République Dominicaine, je suis rentrée en France (métropolitaine*) pour noël, et comme me l’a dit Jess un beau jour au sujet de sa propre expatriation, j’ai vraiment eu l’impression de casser la faille spatio-temporelle dans laquelle je vivais pour revenir à la vie normale.

Comme vous pouvez l’imaginer, après quelques temps sous les tropiques (ou dans les Caraïbes, comme j’aime le répéter régulièrement), l’arrivée au beau milieu de l’hiver a été… étonnante pour mon corps dirons-nous. Plus généralement, j’ai redécouvert une foultitude de sensations complètement oubliées. Certaines qui m’ont rendue nostalgique, d’autres, j’aurais préféré ne jamais les retrouver.

Amis Parisiens ou Européens, voilà une petite dose de pleine conscience pour votre quotidien. Amis expatriés, voilà à quoi vous attendre lors de votre prochain retour au pays :

  • Avoir de nouveau tes vieux amis sur le bon créneau horaire, pouvoir les voir en vrai et pas sur un écran
  • La peau sèche (à cause de l’eau ou du froid, je ne sais le dire)
  • Être serrée dans un pantalon serré (un jeans en fait) (j’ai pas retrouvé mes collants que voulez-vous)
  • La sensation de la laine sur la peau
  • La pesanteur d’un Paris avec des militaires partout
  • Marcher. Dans les rues. Dans la campagne. Dans la forêt. La nuit. Le jour. Sans problèmes. Avec la priorité sur les passages piétons.
  • Avoir froid aux pieds. De loin ma sensation détestée de tout l’hiver.
  • Faire du vélo. Quel pied ! Je n’en fais jamais à Saint Domingue parce que la circulation est trop folle. Juste la sensation de pédaler. La même que se plonger dans la mer que tu as connu toute ton enfance : quand ton corps te dit « hey ! Je connais ça ! Et j’aime bien ! »
  • Manger une baguette de pain
  • Boire l’eau du robinet
  • Suer du fromage après une raclette
  • Prendre une douche brûlante quand on a froid
  • Faire des gros repas avec la famille
  • Se demander si je vais croiser quelqu’un que je connais du lycée au supermarché (enfin, pour être honnête, je croise plus de monde que je connais au Carrefour de Saint-Domingue qu’à celui de Segny. La preuve : premières courses de retour de vacances : 2 personnes)


Alors oui, il y a quelques trucs qui manquent, faut pas se mentir. Néanmoins, un remède facile à tout début de nostalgie : bouquiner dans la piscine un 8 janvier.
Faites nous rêver ou frissonner ou grincer des dents : qu’est-ce qui vous manque(rait), ou pas ?
Ciao !
*La précision est importante puisque, bien que ça ne soit pas ma maison, j’aurais aussi pu aller en Guadeloupe voisine. Et là, ça n’aurait plus rien à voir.

6 Comments

  1. de mon coté, j’ai aussi vécu un choc culturel pendant cette semaine de Noël en France:
    – l’air était bon à respirer
    – j’arrivais à voir le ciel sans mettre ma nuque en péril
    – mes enfants ont joué dans le jardin
    – mes moyens de transports principaux furent mes pantoufles et mes skis

    un vrai choc, à peine le temps de m’acclimater avant de rentrer…

    …à Paris.

  2. Ce bon « rechoc culturel » du retour au bercail !

  3. merci Géraldine pour ton post,
    ce que j’ai grand plaisir à retrouver après un voyage ,
    est en premier : d’avoir une bonne eau potable chez moi,qui suis en plus en Savoie !
    ce sont des petits rien
    plus de bouteilles en plastique ,uhm c’est bon
    et oui une bonne baguette de pain !
    pouvoir circuler en velo dans des endroits sécurisés est également précieux ;
    et retrouver des amis , bien sur ……………
    alors bonne arrivée , et il y a des choix de vie , et la vie

    • Geraldine

      16 janvier 2017 at 19 h 35 min

      Merci Brigitte pour ce partage ! L’eau de Savoie directement du robinet, ça n’a pas de prix on est d’accord…

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