N'importe Quoi pour des Gens Bien

DIY et tranches de vie

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Alors oui, comme annoncé et largement dévoilé sur Instagram, l’été 2016 a été celui où on a décidé de lever l’ancre, et de partir brûler quelques années de notre jeunesse sous de lointaines latitudes. Géraldine décollera fin août pour les mers turquoises, et nous, on a posé nos valises à Phnom Penh voilà presqu’un mois. Dans la vibrante, bruyante, fascinante capitale du Cambodge.

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Niveau dépaysement et sortie de la zone de confort, on a ce qu’il faut. Il faut troquer le métro pour le vélo et la crème hydratante pour du SPF 50. Il faut tout redécouvrir : comment laver ses légumes, où acheter des ampoules (pas au supermarché figurez-vous), comment dormir par 30°C. Il faut essayer d’apprendre une langue qui ne ressemble à rien de connu (le soir = pel lenguietch, pour vous donner un exemple) et trouver une manière de rester présentable quand on sue à grandes eaux dès qu’on marche plus de deux minutes (je cherche encore la solution).

C’est assez fascinant, et finalement on passe peu de moments de notre vie à être dans la totale découverte, à s’étonner tous les jours de choses nouvelles, de raisonnements opposés aux nôtres, de fonctionnements qu’on ne suspectait pas. C’est ce qu’on cherchait en partant au bout du monde et c’est bien là.

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Mais comme la nature humaine cherche toujours à se rattacher au rivage, j’ai hâte de me sentir complètement chez moi. Et ces quelques semaines d’étonnement m’ont amené à réfléchir à ce que ça veut dire, « chez soi ». De quoi a-t-on besoin pour se sentir à la maison ? Je crois que pour l’instant, je pourrais le résumer à ça  :

  • Des proches. C’est peut-être dû à mon habituelle hyperactivité sociale, mais c’est pour l’instant ce qui me saute le plus au visage. Il faut des gens avec qui rire, partager, prendre du recul, débattre et exposer ses doutes.
  • Savoir où se trouve quoi. Avoir au moins une petite idée d’où aller pour trouver une table de chevet, un dentiste ou des petites cuillères.
  • Des kiffs. Trouver des activités, des rituels, où on se fait vraiment plaisir. A Paris c’était me faire un ciné toute seule en mangeant un Cream Crisp ou rentrer en vélo et regarder la Seine tellement c’est beau. Ici j’ai l’impression que ça va se terminer en massages et autres les-spas-sont-a-un-prix-accessible-et-sont-trop-oufs-youpi-allelouia-enfin-depuis-le-temps-que-j’ai-mal-au-dos.
  • Un toit. Quand on a commencé à chercher un appart, Géraldine m’a dit « ça sera votre sanctuaire ». Le terme m’avait paru exagéré, mais pourtant il y a de ça. Un endroit, quelque part dans la ville, où ce sont nos propres règles, nos propres goûts, nos propres objets, familiers, qu’on a choisis.
  • Une routine. C’est paradoxal parce c’est bien ce à quoi on essaie d’échapper. Et pourtant, manger la même chose tous les matins au petit dej, connaître par cœur le chemin du boulot, connaître par cœur les rayons du supermarché, c’est aussi ça, la vie.

Bientôt sur vos écrans : réflexions diverses et variées sur ce pays et la vie à l’étranger, vais-je allonger ma liste d’indispensables pour se sentir à la maison (camembert, abonnement ugc illimité, etc.), trucs et astuces de survie, etc, etc.

1 Comment

  1. Hail to the travellers! C’est trop bien de lire ton expérience sur le blog <3
    Et j'adore tes photos 🙂

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