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DIY et tranches de vie

Le mot de la semaine : (sortir de sa) zone de confort

Confort

Jess a ouvert la semaine en parlant de faire du confort sa priorité n°1, je la conclurai en vous parlant de l’obligation d’en sortir sous peine de (au choix) : ne rencontrer personne, ne parler à personne, ne servir à rien, ne pas trouver de boulot, ne pas progresser dans sa nouvelle langue d’accueil…

Ci-dessous une petite liste des moments d’un inconfort que je qualifierais d’utile, que j’ai vécus jusqu’à présent à Saint-Domingue, et qu’avec du recul je suis bien contente de m’être forcée à vivre (un peu la liste de la lose si vous voulez, mais de la lose courageuse) :

  • Petit inconfort : Envoyer des mails à des gens inconnus pour les rencontrer ou leur demander du boulot (grande récompense : quand ces gens répondent et sont d’une gentillesse incroyable).
  • Grand inconfort : décrocher mon téléphone aux toilettes, comprendre que c’est pour un boulot, mais ne rien comprendre d’autre, ne plus se souvenir comment on dit « même si » en espagnol pour essayer qu’on m’envoie un email quand même, paniquer totalement.
  • Inconfort moyen : Porter un jean par 30°C et une humidité élevée, parce que ça ressemble plus à une tenue dans laquelle je pourrais trouver du boulot que mon unique pantalon fluide qui fait vraiment pyjama.
  • Petit inconfort : faire systématiquement la conversation avec les chauffeurs d’Uber (et souvent les faire répéter 3 fois) parce que sinon je ne progresserai jamais en espagnol.
  • Inconfort moyen : s’entendre demander si le développement durable c’est un hobby par quelqu’un qui pourrait me trouver du travail (« euh non en fait c’est mon métier »).
  • Inconfort moyen : arriver à des soirées ou des événements où je ne connais personne et où tout le monde se connait déjà, se mettre dans un groupe de conversation et dire « Bonsoir » sans avoir l’air d’une psychopathe sans amis.
  • Grand inconfort : situation précédente, en espagnol.
  • Très grand inconfort : aller prendre des cours de volley avec des femmes qui ont un niveau clairement semi-pro pour certaines, alors que je ne suis vraiment pas forte et que je n’ai jamais fait de sport collectif, dans une salle qui évidement résonne et où je ne comprends rien de ce qu’on me raconte. Me prendre les pieds sur moi-même et tomber toute seule le jour où on me fait enfin une passe pour smasher.

Clairement des situations qui ne me seraient pas arrivées entre Bécon-les-Bruyères et la Défense, vous en conviendrez…

Est-ce que ça pourrait être ça finalement, une « expatriation réussie » : l’équilibre, propre à chacun, entre le confort qui fait qu’on se sent chez soi, et l’inconfort qui fait du quotidien une aventure ?

Promis, y’aura des photos de plage bientôt, histoire que vous ne pensiez pas non plus qu’ici c’est que des ouragans et des moments où je me botte les fesses…

2 Comments

  1. « Est-ce que ça pourrait être ça finalement, une « expatriation réussie » : l’équilibre, propre à chacun, entre le confort qui fait qu’on se sent chez soi, et l’inconfort qui fait du quotidien une aventure ? »

    Oui, certainement. et c’est effectivement souvent difficile de sortir de la zone de confort qu’on a recréé autour de nous. Et la langue ?? poh poh poh comme on dit en grec!
    Et pourtant, c’est une richesse à chaque coin de rue, une découverte permanente, et une ouverture pour nos petits esprits …
    Allez ! Go /

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