Puisque j’ai un abonnement dans une salle de sport canon, et puisque le sport c’est la vie, et puisque la République Dominicaine est un pays de danse (mérengué, bachata, salsa etc.), je me suis dit que ce serait chouette de faire de la zumba (pour ceux qui vivraient dans une grotte depuis 10 ans, la zumba c’est comme du fitness sur des rythmes et des pas latinos. Je croyais que ça avait été inventé par le chorégraphe de Shakira, mais Wikipédia ne mentionne rien à ce sujet).

Après tout, j’en avais déjà fait en France et je m’étais bien marrée, c’est typiquement le genre de cours où je souriais comme une débile parce que c’est une dose de bonne humeur. C’est physique mais ce n’est pas non plus la souffrance absolue, bref, idéal.

Laissez-moi vous dire que c’est un peu autre chose ici, tout comme ça doit l’être dans les pays latins où les gens savent danser.

Côté prof : les deux que j’ai eus sont des hommes, ce qui ne m’était jamais arrivé jusque-là, rien de traumatisant (ce qui l’est plus par contre c’est de réaliser que je ne sais pas bouger mes hanches). Une chose intéressante tout de même : les profs dansent tellement bien (et sérieusement, punaise, ils rigolent pas) que je suis obligée de suivre les élèves et non pas eux, parce qu’il me faut des mouvements plus simples.

Côté élèves : en France, les cours de zumba c’est 23 femmes qui dansent assez mal, 2 qui dansent hyper bien, et souvent un mec paumé au milieu de tout ça. En Rep Dom, c’est 23 Shakiras en puissance et 2 coincées des hanches. Sérieusement, c’est incroyable, des femmes de toutes les formes et de tous les âges qui DANSENT. TROP. BIEN. (qui bougent trop bien leurs fesses si vous voulez).

Donc oui, parfois pendant le cours je me regarde dans le miroir et je me demande ce que je fais là. Mais entre ça et courir sur un tapis toute seule, je choisis Shakira, forever (whenever et wherever).