Si pour vous aussi fêtes familiales riment avec éloignement géographique, vous avez peut être eu l’occasion ces derniers jours de fréquenter un ou plusieurs aéroports.

Roissy

Il y a dans la plupart des aéroports une ambiance particulière, à la croisée entre parc d’attraction et salle d’attente de médecin.
Des lumières partout, des boutiques à gogo, des cafés de plus en plus accueillants qu’on aurait presque envie de noter sur TripAdvisor, des parfumeries ou personne ne nous dit rien quand on essaie un parfum ET une crème pour les mains ET un rouge à lèvres ET des lunettes de soleil… Il y a même des salles de prière multi-religions : inespéré en 2014, non ?

Être lâché dans un aéroport pour quelques heures ressemble au départ à notre rêve de gosse d’être enfermé pour une nuit dans un centre commercial (mon rêve de gosse en tous cas, je ne sais pas si cet idéal consumériste est très répandu).
Après avoir vidé les testeurs des duty free, je perds en général une petite heure à la librairie, ou je finis toujours par feuilleter les guides touristiques de Paris, convaincue que je m’attellerai à découvrir la capitale avec la même ardeur et la même curiosité qui ont animé mes vacances en terre inconnue.

Puis, après avoir rêvassé devant deux trois vitrines de luxe, démarre l’attente (je me demande d’ailleurs quel pourcentage de voyageurs s’offre un sac Gucci à l’aéroport ? Vous pensez que c’est prévu dans le budget vacances ?)

C’est assez fascinant de voir qu’à travers le monde on retrouve les mêmes piliers du paysage aéroportuaire :
– le gamin collé à la vitre qui regarde les avions décoller sous les explications de son père
– la famille idéale, bronzage optimal, gamins blonds et beaux lisant calmement leurs bouquins sans broncher
– la femme qui a voulu allier confort et chic et arbore un ensemble jogging/sweater assortis en velours, violet de préférence
– le routard qui essaie de rattraper le sommeil de ses 27h d’escale en dormant enchevêtré entre les accoudoirs des fauteuils de la salle d’embarquement
– le poète qui griffonne des notes et des croquis sur son petit carnet, insensible à la horde de téléphones portables et de tablettes qui l’entourent
– la business woman qui ramène un Toblerone géant à ses collègues (pensez-vous que ça soit la meilleure vente des Duty free? Il y a déjà des écrits sur la surconsommation de jus de tomates dans les avions, mais je ne pense pas que quelqu’un ait déjà approfondi le sujet du Toblerone…)

En bref, une espèce de sas familier avant de rebasculer dans notre quotidien. Au cas où vous l’auriez raté, je vous conseille sur le sujet ce clip tourné par un américain bloqué pour une nuit à l’aéroport de Las Vegas.

Et vous, aimez-vous l’ambiance des aéroports ? Y avez-vous des habitudes bien précises ?