Ma mère, ex-parisienne bien repentie- m’a toujours dit : les parisiens, des qu’ils ont l’occasion de partir en week-end, ils se taillent, c’est même à ça qu’on les reconnaît.

Bien des années plus tard, parisienne à mon tour, je peux dire « ma maman avait raison », comptabilisant aussi peu de week-ends dans la capitale que de places assises dans le métro.

Avec les vacances et l’âge des mariages, j’ai passé l’été à empiler dans un coin de la chambre les sacs pas défaits, à faire déborder mon bac à linge sale, et à repousser à plus tard mes passages à la poste / la pharmacie / la fnac (pour acheter le guide de la destination d’après) / le cordonnier.

Et quand il n’y a pas de mariage, il y a les copines expatriées à aller voir, les capitales européennes à découvrir et les rassemblements familiaux.

Alors parfois je me pose deux secondes et je me demande : est-ce bien raisonnable de courir comme ça tout le temps ? Et je rêve d’un week-end tranquille à la maison, à repeindre la table de nuit que je me promets de retaper depuis un an, à aller au marché et à regarder des séries enfouie sous un plaid.

Et quand enfin ce week-end là arrive, quand enfin j’arrive à rester à Paris, alors…

Je cale un verre…

Un spectacle…

Un brunch…

Un ciné…

Et je ne le vois pas passer.

Weekendaddict